Mohamed Diawara à Strasbourg : « La justice ne peut prospérer sans liberté »

Devant un parterre de magistrats venus de toute l’Europe, réunis à l’occasion du 40e anniversaire de MEDEL (Magistrats Européens pour la Démocratie et les Libertés), le président de l’Association des magistrats de Guinée et président du Tribunal du travail, Mohamed Diawara, a livré un discours fort, empreint d’émotion, de solidarité et de convictions profondes sur le rôle universel de la justice.

« C’est pour moi un grand honneur de prendre la parole en ce jour mémorable », a-t-il lancé en préambule, soulignant le caractère historique de cette célébration. MEDEL, fondée il y a quatre décennies, a été saluée par le magistrat guinéen pour son engagement « courageux » et « inlassable » en faveur de l’indépendance judiciaire et des libertés fondamentales.

Dans un contexte international marqué par des remises en cause de l’État de droit dans plusieurs régions du monde, Mohamed Diawara a mis en lumière la portée actuelle du combat de MEDEL :

« Aujourd’hui, en ces temps où la démocratie est souvent mise à l’épreuve […] votre combat prend une résonance toute particulière. »

Pour le magistrat africain, l’exemple européen est porteur d’inspiration et de solidarité

« Vous portez la voix de celles et ceux qui refusent de courber l’échine face à l’arbitraire. »

Mais au-delà de l’hommage, c’est un appel à l’unité internationale des magistrats qu’a lancé M. Diawara. Il a affirmé le partage des mêmes valeurs par les magistrats africains  la probité, l’indépendance, l’éthique, et la défense des droits fondamentaux.

« Nous savons, nous aussi, que la justice ne peut prospérer sans liberté », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité du dialogue et du soutien mutuel face aux défis contemporains.

Il a conclu son intervention par une note d’espoir et de détermination, appelant à « un avenir encore plus rayonnant » pour MEDEL, et à des « combats nouveaux » pour une justice plus forte et plus solidaire.

À travers son discours, Mohamed Diawara a rappelé que la défense de la justice et des libertés n’a pas de frontières. Son message a résonné comme un pont entre les continents, soulignant que l’idéal d’« une justice digne, impartiale et humaine » est un objectif partagé, universel et plus nécessaire que jamais.

 

 

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