Après une matinée mouvementée à la prison civile de Kindia, marquée par la colère des détenus lors d’une mission de fouille, la situation est désormais sous contrôle. Selon nos informations, les prisonniers se sont opposés à une opération de fouille des cellules qu’ils jugeaient excessive et inappropriée.
Pour apaiser les tensions, le substitut du procureur près du tribunal de première instance de Kindia, Jean-Pierre Tolno, a tenu à rassurer la population dans une interview accordée à notre correspondant régional.

« À ce jour, nous pouvons vous assurer que tout est rentré dans l’ordre. Il n’y a plus de tensions. Les prisonniers ont accepté de coopérer avec l’équipe une équipe mixte composée de gendarmes et de policiers, envoyée par la hiérarchie. Certains détenus avaient mal compris l’esprit de la mission et s’y sont opposés. Mais après échange avec eux, ils ont finalement compris et accepté la fouille », a-t-il déclaré.
Le magistrat a tenu à souligner que les gardes pénitentiaires ne se sont jamais opposés à la mission et que ce type d’opération s’inscrit dans le cadre de contrôles réguliers à la maison centrale de Kindia.
« Plusieurs visites inopinées ont été menées par le passé. Moi-même, j’ai participé à l’une d’elles avec des gendarmes et policiers, au cours de laquelle plus de 300 téléphones portables ont été saisis. Ce qui s’est passé ce matin relève d’un malentendu entre les détenus et l’équipe en mission », a ajouté Jean-Pierre Tolno.
Enfin, le substitut du procureur a rappelé l’importance stratégique des fouilles dans le maintien de la sécurité carcérale
« Il devrait y avoir régulièrement des fouilles à la prison civile de Kindia, dans l’intérêt de tous. Les détenus en sont conscients et le régisseur l’a réaffirmé. Même si aucune opération n’est prévue à l’instant, nous n’avons pas à dévoiler nos plans. Mais il y en aura, et toutes les parties prenantes en sont informées. »
Depuis Kindia, MC pour Lerenifleur224.com