Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré dans la soirée du dimanche à Bouré Boukaria, dans le quartier Dar-Es-Salam (Siguiri), détruisant six cases ainsi que tous leurs contenus. L’absence d’électricité dans cette zone rend l’origine du feu encore plus difficile à expliquer.
Sékou Kourouma, l’une des victimes, raconte avec émotion les circonstances du drame

« Quand nous sommes revenus du centre de recensement, je suis allé me coucher. Dans mon sommeil, j’ai rêvé qu’un incendie s’était déclaré dans la maison. Je me suis réveillé en sursaut, mais je n’ai rien vu. Je me suis recouché. La deuxième fois, quand je me suis réveillé, le feu avait bel et bien pris. J’ai crié pour alerter les voisins qui sont aussitôt venus nous aider. Alors que nous tentions de maîtriser les flammes dans une case, une autre a été immédiatement touchée. On ne comprend toujours pas d’où vient le feu, surtout qu’il n’y avait pas de courant. J’ai perdu mes vêtements, mon extrait de naissance, mon récépissé et 200.000 francs guinéens. »
Autre victime, Kankou Mara, se trouvait au marché au moment du drame. Elle a appris la nouvelle de façon brutale :
« J’étais au marché quand ma belle-fille est arrivée en pleurs. J’ai cru qu’il y avait eu un décès. Elle m’a annoncé que ma case avait pris feu. J’ai dit Dieu merci, car c’est Sa volonté. Mes vêtements ainsi que ceux de ma petite sœur ont été complètement consumés, mais nous remercions Dieu : cela ne s’est pas produit la nuit et aucune vie humaine n’a été perdue. Merci à tous nos voisins qui nous ont soutenus. »
Quant à l’origine du sinistre, elle demeure une énigme, comme l’explique Moussa Condé, un autre habitant
« Nous ignorons totalement l’origine du feu. On m’a juste appelé pour m’informer que la maison brûlait. Je suis venu immédiatement. Il n’y avait pas de courant, donc l’hypothèse d’un court-circuit ne tient pas. Seul Dieu sait ce qui s’est passé. »

Cet incendie, bien que sans pertes humaines, met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des habitations traditionnelles face aux sinistres, en particulier dans les zones rurales dépourvues d’infrastructures de sécurité. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer l’origine exacte du feu et des actions concrètes devraient être envisagées par les autorités locales afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Par Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com