Culture : Le BGDA et la Commune de Ratoma scellent un partenariat stratégique pour la valorisation des droits d’auteur

Une nouvelle page s’ouvre dans la collaboration entre le Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs (BGDA) et les collectivités locales. Ce mardi 20 mai 2025, un protocole d’accord a été officiellement signé entre le BGDA et la commune de Ratoma dans les locaux de la municipalité, marquant une étape décisive dans la politique de proximité du Bureau avec les créateurs et les usagers de droits d’auteur en Guinée.

 

 

 

Présidée par Moussa Fofana, Directeur Général du BGDA, et Ahmed Sékou Traoré, Président de la Délégation Spéciale de Ratoma, la cérémonie a mis en lumière une vision commune : rapprocher l’administration des droits d’auteur des artistes, écrivains et producteurs culturels à la base. Selon Moussa Fofana, le choix de Ratoma n’est pas anodin.

 

Moussa Fofana, Directeur Général du Bureau Guinéen de Droits d’Auteur

 

 

 « La commune de Ratoma n’est pas la moindre dans la municipalité guinéenne. Elle pose déjà les jalons dans le sens de la refondation. Nous voulons que nos représentants communaux soient proches des populations, des auteurs et des usagers (…) Aujourd’hui, nous voyons que c’est cette commune qui est en train de poser beaucoup jalons déjà dans le sens de la refondation. Le bureau Guinéen de droit d’auteur que nous sommes, nous avons souhaité que nos représentants, donc délégués communaux et préfectoraux, se rapprochent des populations, se rapprochent des auteurs, se rapprochent des usagers de nature à permettre une facilitation de la reconnaissance des auteurs guinéens, une facilitation dans le recouvrement des redevances de droits d’auteur et un répondant direct pour traiter toutes les questions urgentes des auteurs. Cela nous permet donc d’avoir un représentant dans les communes conformément au code de révisée des collectivités locales, mais aussi en application des dispositions du décret portant statut du bureau Guinéen. Donc la stratégie que nous mettons en place est une stratégie de bureau proche à la population et on ne peut pas le faire en étant dans la direction générale. », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une présence décentralisée du BGDA pour faciliter le recouvrement des redevances, la reconnaissance des auteurs et l’assistance sociale, notamment en matière de couverture maladie.

 

 

Le directeur a rappelé que plus de 1.100 auteurs ont déjà bénéficié d’une assurance maladie, mais que le manque de relais locaux freine souvent l’efficacité de ces mesures. Cette initiative vise donc à instaurer une réponse directe, rapide et permanente au niveau communal, conformément aux dispositions du décret portant sur le statut du BGDA et au code révisé des collectivités locales.

 

 

Ahmed Sékou Traoré a salué, de son côté, une « collaboration franche et bénéfique ». Pour lui, ce protocole s’inscrit dans une dynamique de refondation territoriale

« Ce document stratégique va nous permettre d’avoir un suivi intense, de recruter de façon bénéfique pour les producteurs, les artistes, les écrivains de notre commune. Ce rapprochement est fondamental. »

Le président de la délégation spéciale a aussi insisté sur le rôle culturel majeur de Ratoma, qu’il qualifie de « commune touristique et culturelle », riche en diversité et en dynamisme artistique.

 

Ahmed Sékou Traoré, Président de la Délégation Spéciale de Ratoma

 

« Nous sommes très heureux d’avoir ces bureaux comme un partenaire déjà traditionnel, mais qui aujourd’hui est en train de faire une empreinte spéciale en élaborant un document d’orientation, un document stratégique pouvant nous permettre de collaborer avec le service de façon plus dynamique. Nous pensons que cette façon de faire, cette manière rime effectivement avec la refondation, car ça nous engage désormais à travailler à la base de façon plus sûre et de façon plus dynamique avec le service. Ce document va nous permettre de faciliter, accélérer avec un suivi intense de la part des autorités que nous sommes. Mais aussi nous recruterons de façon très bénéfique, au-delà de la perception, mais aussi être là de façon plus sûre pour les producteurs, pour les artistes qui sont sur notre territoire. Cela est très important. Cette collaboration franche permettra à nos artistes du terroir, à nos acteurs et à nos écrivains, désormais, d’avoir un interlocuteur plus sûr.  », a-t-il conclu.

 

Cette signature marque le début d’un processus de décentralisation effective du Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs, avec Ratoma comme commune pilote. À terme, le BGDA entend étendre cette initiative à toutes les communes, préfectures et régions de la République. Une avancée majeure pour les acteurs culturels guinéens, qui pourront désormais compter sur une présence institutionnelle de proximité pour faire valoir leurs droits et bénéficier d’un accompagnement adapté.

 

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com