À peine quelques heures après l’annonce de sa révocation, la réaction d’Antoine Dogbõ Guilavogui, secrétaire fédéral démis de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) à Kankan, a retenti avec force. Loin de se soumettre à cette décision, il la rejette catégoriquement, la qualifiant d’injuste et d’infondée. Avec une détermination palpable, il affirme haut et fort son intention de ne pas céder et de rester le secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan.
« C’est regrettable que des cadres qui veulent que la démocratie existe dans un pays agissent ainsi », a-t-il déclaré, visiblement indigné. Il s’interroge sur les motivations réelles de cette révocation, insinuant un lien avec un véhicule que le président lui aurait offert. Il souligne l’incohérence de cette mesure en prenant l’exemple de Kalemoudou Yansané, dont la famille a servi le gouvernement sans susciter de réaction similaire.
« Donc, je reste et demeure le secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan », martèle-t-il, accusant certains de vouloir « tuer l’UFDG » et d’induire en erreur El hadj Cellou Dalein Diallo. Il insiste sur sa légitimité et son ancienneté au sein du parti, se considérant comme un membre fondateur face à des « arrivistes » dont il qualifie les actions de « bêtises ». « Je suis plus propriétaire de l’UFDG que celui-là qui a signé ma démission, il m’a trouvé dans l’UFDG », a-t-il lancé avec véhémence.
La contestation d’Antoine Dogbõ Guilavogui ne s’arrête pas là. Il pointe du doigt le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, le tenant pour responsable de cette situation.
« Nous qui voulions le rayonnement de l’UFDG, on nous prend pour des traîtres alors que ce sont les signataires de cette décision qui sont les traitres », s’indigne-t-il. Il rappelle qu’il a été élu à son poste et non nommé, soulignant que seul un congrès pourrait légitimement le démettre de ses fonctions. « Ce n’est pas Fodé Oussou qui peut m’enlever, alors-là, pas du tout », affirme-t-il avec assurance.
Face à ce qu’il perçoit comme une injustice persistante, l’ancien secrétaire fédéral n’exclut pas de recourir à la justice.
« C’est très clair que s’il continue dans cette dynamique, je vais moi aussi trimballer le parti devant la justice comme les autres victimes de cette injustice », prévient-il. Il dénonce les agissements de ceux qu’il appelle les « arrivistes », les accusant de privilégier leurs propres intérêts au détriment du parti. « On nous fait des dons, cela vous fait mal ? Qu’est-ce que vous nous aviez donné ? Tout est avec vous et rien pour les autres. Vos enfants sont avec l’Etat. Donc en clair, je ne suis ni suspendu ni demis de mes fonctions », a-t-il conclu avec fermeté lors de son entretien avec le correspondant de Mosaiqueguinee.com à Kankan.
En défiant ouvertement la décision de sa révocation et en clamant son maintien à son poste, Antoine Dogbõ Guilavogui ouvre une nouvelle crise au sein de l’UFDG. Sa détermination à ne pas se plier à cette mesure et sa menace de saisir la justice laisse présager une escalade des tensions et une période d’incertitude pour le parti dans la région de Kankan.
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