Un dîner-Gala pour la dignité : l’Honorable Maimouna Yombouno mobilise pour les femmes victimes de violences
Le samedi 17 mai 2025, sous les projecteurs du Chapiteau By Issa à Conakry, la Première vice-présidente du Conseil National de la Transition (CNT), Madame Maimouna Yombouno, organise un dîner-gala caritatif inédit. Objectif : collecter des fonds pour équiper le centre d’écoute de la maison de N’Zérékoré, mais aussi pour soutenir l’autonomisation de 200 femmes et filles victimes de violences.

Cette soirée de solidarité s’annonce comme un moment fort, placé sous la coprésidence d’honneur de deux grandes figures de l’État : le président du CNT, Dr Dansa Kourouma, et le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah. L’événement promet de rassembler décideurs politiques, artistes, militants des droits humains et bienfaiteurs autour d’une cause aussi urgente que cruciale.
Dans une déclaration émouvante, l’honorable Fingui Camara, présidente du comité d’organisation, a souligné l’ampleur du fléau

« Il vous souviendra que la Guinée, à l’instar d’autres pays, connaît beaucoup de femmes et de cas de violences, des femmes et des filles. Aujourd’hui, les violences faites aux femmes constituent l’une des violations les plus répandues des droits de l’homme. Nous savons, de par le monde, que chaque année, 736 femmes et des filles sont victimes de violences, Une femme sur trois est victime de violences, soit d’un conjoint, soit d’une violence sexuelle, soit d’une violence intime ou domestique. Ceci ne peut être tué. C’est une atteinte grave à la dignité et à l’intégrité des filles et des femmes que nous sommes. C’est face à ce constat amer que Madame la vice-présidente, la première vice-présidente est devant vous. Dans son combat de plus de deux décennies, dans son combat de tous les jours, a jugé utile, il y a quelques années, de mettre un centre d’écoute dans la région de N’Zérékoré. Et ce centre d’écoute, je tiens à le rappeler, a été mis sur financement propre. Cela, c’était pour répondre à ce problème, à la problématique des filles et femmes victimes de violences tous les jours, au quotidien.»
Elle a rappelé que le centre d’écoute de N’Zérékoré, déjà opérationnel grâce aux fonds personnels de Mme Yombouno, doit désormais être modernisé et digitalisé afin de renforcer son impact et sa capacité d’action. À travers ce projet, la vice-présidente du CNT réaffirme un engagement de longue date.

« J’ai vu les violences de près. Ma mère, mes tantes, des femmes de mon entourage ont souffert en silence. C’est ce vécu qui m’a poussée à agir » confie Mme Yombouno. Militante active depuis plus d’une décennie, elle milite pour l’éducation de la jeune fille, condition indispensable, selon elle, à l’autonomie économique et à la capacité de résilience des femmes. Depuis 2010, via sa fondation, elle multiplie les initiatives : campagnes de sensibilisation, accompagnement psychosocial, financement de projets générateurs de revenus.
« Si nous voulons aujourd’hui que les femmes jouent réellement leur partition, qu’elles occupent des postes de responsabilité et qu’elles aient une autonomie économique et financière, ça parle d’éducation. Et c’est pour ça que nous avons milité pendant des années. J’ai commencé à animer la campagne Orange de lutte contre les violences faites aux femmes depuis 2014. Lorsque j’ai mis ma fondation en place en 2010 et 2012, nous avons commencé à animer. J’étais aussi face à des violences sexistes dans l’abstention. Et beaucoup de femmes sont victimes de ça. Le harcèlement, les violences sexistes, les stéréotypes qu’elles vivent au quotidien. Mais elles n’osent pas parler (…) Une femme qui gagne sa vie peut dire non à l’excision, non au mariage forcé, et défendre l’éducation de sa fille », insiste-t-elle.

À noter que ce dîner de bienfaisance sera également un moment festif. L’artiste de renommée internationale Sékouba Bambino Diabaté, ambassadeur de l’UNICEF en Guinée, ainsi que les Amazones de Guinée, pionnières de la musique féminine sur le continent, assureront l’animation musicale. Le dîner-gala du 17 mai s’annonce comme un puissant symbole de résistance, mais aussi d’espoir. Au-delà de la collecte de fonds, c’est un appel à la mobilisation collective pour rompre le silence autour des violences faites aux femmes. Grâce à des initiatives comme celle de Maimouna Yombouno, la Guinée avance résolument vers une société plus juste, plus inclusive et respectueuse des droits fondamentaux de toutes ses citoyennes.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com