Urgent / CRIEF : Nouvel ennui judiciaire pour Dr Ousmane Kaba, visé par des poursuites pour outrage à magistrat.
L’attitude d’Ousmane Kaba, ancien ministre et président du parti PADES, a vivement fait réagir le président de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Yacouba Conté. En pleine audience, des propos jugés irrespectueux ont été tenus par le prévenu à l’encontre du magistrat, entraînant une escalade verbale inhabituelle dans une salle d’audience.
Les faits se sont déroulés après les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats de la défense. Le président de la cour a alors donné la parole aux prévenus pour un dernier mot. Lorsque vint le tour d’Ousmane Kaba, son ton chargé de colère n’est pas passé inaperçu. Tentant de calmer les tensions, le juge lui a rappelé qu’il pouvait s’exprimer sereinement, sans élever la voix.
Mais loin de se modérer, Ousmane Kaba a persisté dans son emportement. C’est alors qu’il a prononcé une phrase qui a fait basculer l’audience

« Tu ne peux être que mon fils, laisse-moi m’exprimer. Ce n’est pas parce que tu es juge que tu vas me manquer de respect. » Une déclaration jugée inacceptable par Yacouba Conté, qui a immédiatement réagi en recadrant le prévenu
« Ce n’est pas ton fils qui est devant toi, mais une institution que tu dois respecter. »
Face à ce qu’il considère comme un outrage manifeste à l’autorité judiciaire, le président de la CRIEF a ordonné au procureur d’ouvrir des poursuites contre Ousmane Kaba pour outrage à magistrat.
Cet incident met en lumière les tensions palpables entre certaines figures politiques et les institutions judiciaires guinéennes. Il soulève également la question du respect dû à la justice, quelle que soit la position ou l’histoire personnelle de l’accusé. L’ouverture de cette nouvelle procédure pourrait marquer un tournant dans le déroulement de l’affaire initiale impliquant Ousmane Kaba
Par Mimi Bangoura, depuis la CRIEF , pour lerenifleur224.com