À quelques jours de la célébration de la fête de Ramadan, le marché central de Labé connaît une affluence inhabituelle. Vendeurs et clients se bousculent pour effectuer leurs derniers achats en vue de la célébration.

Parmi les commerçants, les vendeurs de vêtements font face à des réalités contrastées. Alpha Bah, qui vend des habits pour enfants, explique les difficultés qu’il rencontre :
« Actuellement, les prix varient entre 80 000 et 100 000 GNF pour les ensembles d’enfants. Nous avons dû baisser les prix parce que la clientèle est rare. Parfois, nous ne vendons même pas à cinq clients par jour. Beaucoup viennent juste demander les prix avant de repartir. Mais nous rendons grâce à Dieu, car certains jours, nous avons aussi de bonnes ventes. »

À l’inverse, Aissatou Bah, vendeuse de vêtements pour femmes, affirme que son commerce prospère en cette période :
« Oui, effectivement, la clientèle est au rendez-vous. Vous pouvez le constater vous-même, il y a du monde dans et devant ma boutique. J’ai même dû embaucher des personnes pour surveiller les lieux. Je vends des robes Habaya, du bazin, et les prix varient entre 500 000 et 1 million GNF, selon les modèles et la qualité. »

Si certains commerçants se réjouissent de la hausse des ventes, d’autres peinent à écouler leurs marchandises. Une situation qui reflète les inégalités économiques dans la ville, alors que chacun se prépare à célébrer la fête selon ses moyens.
Par Thierno Chérif Souaré, depuis Labé, pour lerenifleur224.com