Mandiana: Les citoyens en colère contre les abus des agents routiers

Le quartier Traoréda, situé à quelques kilomètres du centre-ville, a été le théâtre d’une vive manifestation ce mercredi 22 janvier 2025. Les habitants protestaient contre les agissements des agents de sécurité routière, accusés de racket et de violences envers les usagers des routes.

Exaspérés, les citoyens de cette localité ont envahi les rues pour exprimer leur mécontentement face à ces abus.

Damba Diakité, l’une des manifestantes, raconte leur calvaire

<< Ils sont dans notre quartier depuis longtemps, mais ils n’épargnent personne. Ce matin, mon mari est allé chercher un colis à la gare routière. À son retour, ils l’ont arrêté. Bien qu’il leur ait expliqué qu’il était du village, ils ont refusé de le laisser partir. Même les citoyens venus plaider en sa faveur n’ont pas été écoutés. La dernière fois, ils se sont battus avec un autre citoyen. Ils l’ont frappé, et ce dernier avait plus d’un million de francs, son téléphone et les documents de sa moto dans son sac. Nous sommes fatigués par ces agissements. Aujourd’hui, ils ont frappé l’un d’entre nous et l’ont attaché, c’est pourquoi nous sommes sortis manifester. Ce matin, mon mari est allé chercher un colis à la gare routière. À son retour, ils l’ont arrêté. Bien qu’il leur ait expliqué qu’il était du village, ils ont refusé de le laisser partir. Même les citoyens venus plaider en sa faveur n’ont pas été écoutés. La dernière fois, ils se sont battus avec un autre citoyen. Ils l’ont frappé, et ce dernier avait plus d’un million de francs, son téléphone et les documents de sa moto dans son sac.

<< Nous sommes fatigués par ces agissements. Aujourd’hui, ils ont frappé l’un d’entre nous et l’ont attaché, c’est pourquoi nous sommes sortis manifester. >>

Bijou Kourouma, une autre manifestante, explique les raisons de leur mobilisation

<< Le motif de notre manifestation, c’est à cause des policiers. Ils nous harcèlent constamment. Aujourd’hui, ils ont attrapé un jeune, ils l’ont tabassé et blessé. Nous demandons simplement qu’ils quittent notre quartier. >>

Issa Diakité, un autre habitant, partage son désarroi

 

 

<< Vraiment, ces policiers nous ont trop fatigués. Ils ont arrêté mon frère alors qu’il n’a rien fait. Ils l’ont roué de coups et attaché. Quand je suis venu leur demander des explications, l’un des policiers m’a menacé avec son arme. Ils m’ont répondu qu’ils faisaient ce qu’ils voulaient et que ce n’était pas leur affaire. >>

Ces incidents à Mandiana ne sont pas isolés. De nombreux usagers de la Haute-Guinée font face à des problèmes similaires.

 

 

Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com