Aliou Bah, condamné à 2 ans de prison ferme pour offenses au chef de l’État mais quel chef de l’État ? Parlons-en. (Par Aboubakr)
En Guinée, l’histoire semble se répéter, non pas comme une tragédie, mais comme une grotesque farce où la justice, ce temple sacré de l’équité, se mue en une arme servile des puissants. Ainsi, voilà que M. Aliou Bah, figure éminente pour la réhabilitation de notre souveraineté et par ailleurs Président du MODEL, est aujourd’hui poursuivi pour “offenses au chef de l’État”. Quelle ironie glaçante que de voir un patriote, porteur des espérances d’un peuple en quête de justice, traîné devant un tribunal aux ordres, alors que ceux qui s’abreuvent au sang des libertés continuent de parader en toute impunité !
Ne nous y trompons point : cette cabale judiciaire n’est qu’un tissu de mensonges ourdis par un régime en quête de diversion. Le pouvoir, incapable de répondre aux aspirations d’un peuple affamé de dignité, préfère s’en prendre à ceux qui, par leur verbe et leur courage, éclairent les ténèbres. Aliou Bah n’a pas offensé un homme ; il a offensé le mensonge, l’injustice et l’hypocrisie institutionnalisée.
Mais si offense il y a, où est donc la justice pour poursuivre Mamadi Doumbouya, ce fossoyeur des promesses républicaines ? Où sont les juges pour demander des comptes à cet homme qui, main sur le Coran et le cœur rempli de perfidie, a juré de défendre les droits du peuple avant de les piétiner avec une arrogance digne des plus grands despotes ? Si Aliou Bah est jugé pour offense au chef de l’État, alors Doumbouya devrait être jugé pour offense au peuple de Guinée, ce peuple qu’il a trahi par le parjure et l’usurpation.
Le parjure, justement ! Ce crime des âmes basses qui s’agenouillent devant leurs propres ambitions. Doumbouya a juré de rendre le pouvoir au peuple ; il l’a confisqué. Il a promis la justice ; il a offert la répression. Il a invoqué la vérité ; il a fait du mensonge une doctrine d’État. Ce n’est plus un chef d’État, c’est un délinquant d’État, un usurpateur dont les mains, couvertes de la poussière des serments trahis, n’ont de cesse de bâtir une forteresse d’oppression.
La justice guinéenne, si tant est qu’elle mérite encore ce nom, est aujourd’hui un simulacre, un théâtre d’ombres où les innocents sont persécutés et les coupables protégés. Comment peut-elle oser prétendre à la légitimité lorsqu’elle se plie aux caprices des tyrans ? Comment peut-elle demander le respect des lois quand elle-même foule au pied les principes les plus élémentaires du droit ?
Aliou Bah n’est pas seul dans ce combat. Il est l’écho des cris étouffés d’un peuple qui refuse de courber l’échine. Poursuivre Aliou Bah, c’est poursuivre la vérité ; accuser Aliou Bah, c’est accuser l’espoir ; condamner Aliou Bah, c’est condamner l’avenir. Et pourtant, nous savons que l’histoire, cette grande justicière, finira par absoudre les justes et condamner les imposteurs.
Que ceux qui, aujourd’hui, manient la justice comme une massue sachent que leur règne est éphémère. Le peuple de Guinée, fort de sa mémoire et de sa dignité, saura faire tomber ces tyrans déguisés en patriotes. L’heure viendra où le mensonge sera dénudé, où le parjure sera jugé, et où la vérité triomphera. Jusqu’à cet instant, nous resterons debout, aux côtés d’Aliou Bah, pour défendre l’honneur d’une Guinée libre et souveraine.
Courage jeune leader, tenez bon surtout depuis votre cellule.
(Par Aboubakr, leader du mouvement de la palingénésie de l’ancien gouvernement panafricain en exil FEANF).