Construction de la cité des anciens combattants : « Nous voulons qu’il (Mamadi Doumbouya) fasse l’impossible avant notre mort »
Situé à la corniche de Tombo, dans la commune de Kaloum, un domaine récemment attribué à l’Office National des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre de Guinée avait été confisqué avec fracas et remis à un groupe musical pour y installer un espace culturel. Pourtant, ce terrain devait servir à la construction d’un édifice destiné à accueillir les anciens combattants qui ont combattu pour la liberté du pays, ainsi que celle de plusieurs nations africaines.

Aujourd’hui, grâce aux efforts des autorités de la transition dirigées par le colonel Mamadi Doumbouya et à l’implication constante du ministre de la Défense nationale, Aboubacar Sidiki Camara, surnommé Idi Amine, ce domaine, autrefois occupé par l’espace culturel « Fougoufougou », a été récupéré et clôturé. Cependant, le plus grand défi demeure la construction de la résidence des anciens combattants, comme cela avait été prévu dès 1949 par l’ancien gouverneur Roland Pré, selon les propos d’El Hadj Mamadou Baldé, directeur de cet office. Ce dernier, ancien parachutiste de l’armée française ayant pris part à la guerre d’Algérie entre 1955 et 1956, exprime son souhait de voir cette cité se matérialiser avant sa mort, un projet qui lui tient profondément à cœur.
« L’appel que je lance à l’autorité, c’est de nous écouter. Nous avons souffert pour obtenir ce terrain. Nous voulons qu’il (Mamadi Doumbouya ndlr) fasse l’impossible avant notre mort et qu’au moins la première pierre de la résidence des combattants soit posée. C’est tout ce que nous demandons. Tout le reste est en bonne voie grâce au général Idi Amine qui nous aide énormément, par tous les moyens possibles. Ce que je veux avant de mourir, c’est voir cet édifice-là. », a-t-il plaidé avec émotion, tout en remerciant le président de la transition pour ses efforts et réaffirmant son soutien inconditionnel.
« Je remercie le chef de l’État, le Général de Corps d’Armée Mamadi Doumbouya, pour toutes les actions salvatrices qu’il mène en faveur du peuple de Guinée. Je suis convaincu que tout le monde le soutient. Ceux qui ne le font pas encore finiront par le rejoindre. En tout cas, nous, les anciens combattants, nous sommes à ses côtés. Nous le remercions pour tout ce qu’il fait pour la Guinée. » a déclaré El hadj Mamadou Baldé.

La lutte pour la reconnaissance des anciens combattants et pour la concrétisation d’un projet qui leur tient à cœur dure depuis des décennies. À travers leurs sacrifices et leur engagement pour la liberté, ces héros méritent une reconnaissance tangible de la part des autorités actuelles. La construction de la cité des anciens combattants n’est pas seulement une question de promesses à tenir, mais un devoir moral envers ceux qui ont tout donné pour le pays. La première pierre de cette cité marquerait non seulement la reconnaissance des services rendus à la nation, mais aussi l’espoir d’un avenir où la dignité et le respect des anciens combattants seront pleinement honorés. Il est donc crucial que les promesses faites à ces hommes soient réalisées de leur vivant, afin qu’ils puissent voir, même symboliquement, le fruit de leurs sacrifices.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com