Mise en place des délégations spéciales : « c’est une provocation, nous ne l’accepterons pas » Souleymane Souza Konaté

Dans son discours de présentation des vœux de nouvel an au peuple de Guinée, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA s’est exprimé le 31 décembre 2023, sur plusieurs sujets notamment, la mise en place des délégations spéciales dès le premier trimestre de l’année 2024. Une annonce qui passe mal au niveau de l’opposition et de la société civile.

Interrogé ce lundi 1er janvier 2024 par votre quotidien électronique en ligne lerenifleur224.com, Souleymane Souza Konaté, conseiller chargé de communication de Cellou Dalein Diallo, fustige cette annonce du président de la transition. Pour lui, c’est une provocation.

« Nous disons que les guinéens attendaient de ce discours-là, qu’on nous explique, ce qui est en train d’être fait pour le retour à l’ordre constitutionnel mais visiblement, on n’a pas entendu grand-chose. Le colonel Mamadi Doumbouya commence véritablement à inquiéter, parce qu’il veut provoquer tout le monde. Il veut affronter tout le monde et ça ne peut que créer des situations difficiles pour le peuple de Guinée, qui subit déjà, l’effet d’une gouvernance erratique et chaotique, l’inflation, la cherté de vie et la restriction de toutes les libertés individuelles et collectives », a-t-il fait savoir avant d’ajouter qu’ils (Membres du l’UFDG ndlr) n’accepteront jamais la mise en place des délégations spéciales

« La volonté d’installer les conseillers Communaux, c’est une provocation. Si les mandats prennent fin, c’est d’organiser des élections libres et transparentes pour permettre au peuple de choisir librement les hommes et les femmes, capables de conduire leur destinée. Mais tel qu’on est en train de conduire notre transition, nous disons tout simplement qu’on va tout droit vers le mûr, et les délégations spéciales, nous l’accepterons pas. C’est pourquoi du côté de l’ANAD et de l’UFDG, nous allons nous retrouver très bientôt pour discuter par rapport à cette actualité. Nous disons aux guinéens d’être mobilisés, déterminer et rester à l’écoute des leaders politiques. Beaucoup de sacrifices ont été consentis pour que la Guinée soit citée en exemple parmi les pays les mieux outillés en matière de démocratie et de promotion des droits humains. Aujourd’hui, le CNRD est en train de confisquer toutes les libertés dans notre pays et traîne volontairement le pas sur le processus de retour à l’ordre constitutionnel. Une chose qui peut occasionner des situations difficiles dans notre pays. Je demande au peuple de Guinée, de rester mobiliser et de ne pas céder à la peur, ni à la résignation. C’est dans la synergie d’action qu’on arrivera à se débarrasser de tous ses imposteurs qui ont pris le pouvoir sans jamais l’exercer pour le bonheur de nos compatriotes », conclut l’homme politique.

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com