En comparution ce vendredi 30 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mandian Sidibé, l’ex-Directeur général de l’Office Guinéen de Publicité (OGP), a balayé d’un revers de main les griefs de détournement de deniers publics retenus contre sa personne. À la barre, l’ancien confrère de la presse a qualifié la procédure de cabale politique destinée à le détruire auprès du chef de l’État.
Pour étayer sa défense, l’ancien responsable de la régie publicitaire s’en est directement pris au président du Conseil d’administration (PCA) de l’entreprise, également conseiller personnel du Président de la République. Mandian Sidibé a dénoncé l’attitude paradoxale de son responsable de tutelle, l’accusant d’imposer des décisions administratives à l’abri des regards.
« Au moment où le président du CA déclarait publiquement que les recrutements étaient interdits, en privé, il m’en imposait », a-t-il soutenu face aux juges.
Interpellé sur les lacunes du dossier comptable et le manque de pièces justificatives, le prévenu s’est appuyé sur les séquelles du tragique incendie du dépôt de carburant de Coronthie. La déflagration, survenue tout près des anciens locaux de l’OGP, aurait causé la perte irrémédiable de nombreux documents administratifs.
« Après l’explosion, notre siège a été détruit, y compris les documents qui étaient pourtant bien rangés. J’ai écrit aux deux départements de tutelle pour les informer de la situation », a fait valoir l’ex-DG pour expliquer l’absence des pièces réclamées par la cour.
À la suite de cette déposition, le président de séance a prononcé une pause dans les débats. La reprise de l’audience est fixée juste après la prière du vendredi.
Par Diaraba Aly, pour Lerenifleur224.com