Mandiana : le ministre de la Justice appelle au respect des tarifs officiels au sein des juridictions
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a poursuivi, ce jeudi 8 octobre 2026, sa tournée d’évaluation du système judiciaire dans la préfecture de Mandiana. Cette étape a été marquée par plusieurs activités, dont des échanges avec les acteurs judiciaires locaux, autour du fonctionnement des juridictions et du respect des règles qui encadrent les services judiciaires.

Au cours de ses échanges avec les responsables judiciaires de la localité, le ministre a insisté sur la nécessité de veiller au respect des bonnes pratiques et à l’application effective des tarifs officiels des actes délivrés par les juridictions. S’adressant notamment au président du tribunal, au procureur et aux responsables du greffe, Ibrahima Sory II Tounkara a rappelé que la responsabilité du bon fonctionnement d’une juridiction incombe en premier lieu à ses dirigeants. Il les a ainsi exhortés à renforcer leur vigilance afin de prévenir les pratiques irrégulières et de garantir un meilleur encadrement des services rendus aux justiciables.

Le Garde des Sceaux a particulièrement mis l’accent sur les frais liés à la délivrance de certains actes judiciaires, notamment les casiers judiciaires, les jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissance, de décès ou de mariage, ainsi que les certificats de nationalité. Selon lui, les tarifs applicables à ces actes sont déjà fixés par un arrêté conjoint du ministère de la Justice et de celui chargé de l’Économie et des Finances. Leur respect doit donc être une exigence pour tous les acteurs concernés. Dans cette perspective, le ministre a demandé au chef de greffe de procéder à l’affichage des tarifs officiels à l’entrée du tribunal, de manière visible et accessible à tous. Cette mesure vise à permettre aux usagers de connaître à l’avance le coût des prestations judiciaires et à limiter les risques de surfacturation.
Ibrahima Sory II Tounkara a également attiré l’attention des responsables sur la présence de démarcheurs au sein ou aux abords des juridictions, susceptibles de favoriser des pratiques contraires aux règles établies. Il a insisté sur la responsabilité des chefs de juridiction dans la prévention de tels agissements, soulignant que les dysfonctionnements constatés dans un tribunal engagent l’image et la crédibilité de l’institution tout entière.
« Quand on va dire à Mandiana on demande 100 000 francs guinéens pour un jugement supplétif, ce sera votre responsabilité », a-t-il averti, appelant les responsables judiciaires à faire preuve de rigueur et à veiller à l’application des tarifs réglementaires.

À travers cette tournée d’évaluation, le ministre de la Justice entend rappeler aux acteurs judiciaires l’importance de la discipline professionnelle, de la transparence dans la perception des frais et du respect des textes en vigueur. À Mandiana, le message est clair : les services de la justice doivent fonctionner dans le respect des règles, afin de renforcer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com