Concours de l’ENA : 2 500 candidats pour 240 places

Plus de 2 500 candidats prennent part à la deuxième phase du concours, ouverte ce mardi 30 septembre par le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno. À l’arrivée, seuls 240 seront retenus. Cette étape est consacrée aux questionnaires à choix multiples (QCM). Elle intervient après la création officielle de l’ENA par décret présidentiel en juin dernier.

 

 

Pour Faya François Bourouno, la création de l’ENA traduit une volonté claire de renforcer les capacités de l’État. Il rappelle qu’en juin dernier, le président de la République a signé le décret portant création de l’établissement.

« Au mois de juin dernier, le président de la République a signé le décret portant création de l’École nationale d’administration. C’est un acte important, mais qui ne se définit pas simplement par la signature de ce décret. Il traduit plutôt une volonté de moderniser l’administration publique guinéenne », a déclaré le ministre.

Selon lui, la qualification des compétences ainsi que la formation des cadres et agents de l’État occupent une place centrale dans cette réforme. L’objectif est notamment d’améliorer la qualité du service public et de mieux répondre aux attentes des citoyens et des différents acteurs de la société guinéenne.

Le ministre a également mis l’accent sur la gouvernance de l’ENA et, particulièrement, sur la rigueur devant encadrer le recrutement des futurs élèves fonctionnaires.

 

« La gouvernance est une dimension essentielle, qui prend en compte la rigueur dans le processus de sélection des élèves fonctionnaires qui entrent dans les différents programmes de cette école », a-t-il souligné.

Faya François Bourouno assure par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir l’égalité des chances entre les candidats.

La formation dispensée par l’ENA s’étendra sur deux années. Elle devra permettre aux lauréats d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de responsabilités aux niveaux intermédiaire et supérieur de l’administration publique, conformément au profil de compétences défini pour cette formation.

Le ministre a également salué le travail accompli par la direction générale de l’ENA dans l’organisation du concours, qu’il présente comme une étape majeure de la réforme de l’État.

« C’est un acte majeur, c’est un acte qui change tout parce que c’est un acte qui inscrit la Guinée désormais sur une trajectoire irréversible de modernisation de son État », a-t-il déclaré.

Le concours est ouvert à deux catégories de candidats. La première concerne les fonctionnaires déjà en activité et disposant d’un matricule. Leur participation doit leur permettre d’obtenir le diplôme de l’ENA et, à terme, d’accéder à des niveaux de responsabilité plus élevés au sein de l’administration publique.

La seconde catégorie regroupe les diplômés issus des écoles et universités qui ne sont pas encore fonctionnaires. Le ministre précise que les candidats admis intégreront l’administration avec le statut de fonctionnaires stagiaires, en qualité d’élèves fonctionnaires stagiaires.

Ils pourront ensuite être titularisés comme fonctionnaires après avoir validé l’ensemble du programme de formation conduisant au diplôme de l’ENA.

De son côté, le directeur général de l’École nationale d’administration, Mamadou Barry, a présenté les statistiques relatives à cette deuxième phase du concours.

Selon lui, plus de 2 500 candidats prennent part aux épreuves pour seulement 240 places. Au total, 51 salles ont été aménagées pour assurer le bon déroulement des examens et renforcer la transparence du processus.

Mamadou Barry indique également que les épreuves ont été élaborées avec l’appui de partenaires nationaux et de plusieurs grandes écoles nationales d’administration publique à travers le monde.

« Nous voulons opérer une sélection rigoureuse, sans aucune complaisance pour constituer la première promotion autour du diplôme de l’ENA. Le processus sera conduit avec transparence, rigueur et fermeté », a-t-il affirmé.

Le questionnaire à choix multiples constitue la deuxième étape du concours. Les candidats qui seront retenus à l’issue de cette phase devront encore franchir plusieurs étapes avant la constitution définitive de la première promotion.

Une épreuve écrite est notamment prévue pour évaluer les capacités rédactionnelles des candidats.

 

« Nous voulons savoir comment les gens écrivent. Il ne s’agit pas seulement de parler, mais de savoir comment on écrit », a expliqué Mamadou Barry.

Les candidats retenus à l’issue de cette épreuve seront ensuite soumis à des entretiens devant un jury indépendant.

Celui-ci sera composé d’experts nationaux, notamment de hauts fonctionnaires et de professeurs agrégés disposant d’une expérience avérée, mais également d’experts internationaux issus de grandes écoles et d’institutions spécialisées dans la formation en administration publique à travers le monde.

À l’issue de l’ensemble du processus de sélection, les 240 meilleurs candidats seront retenus pour constituer la première promotion du diplôme de l’École nationale d’administration.

 

 

Pour Faya François Bourouno, cette première promotion doit ainsi contribuer à concrétiser la réforme de l’État et la volonté des autorités de renforcer durablement les compétences et les performances de l’administration publique guinéenne.

 

Par Bountou Sylla,  pour Lerenifleur224.com