Inculpé et incarcéré à la mi-août à la suite de son arrestation le 8 août 2026 au sein de son établissement scolaire, l’activiste Abdouramane Bella Bah a recouvré la liberté ce mercredi 10 septembre. Cette décision survient à l’issue de son procès l’opposant au premier imam de la Grande Mosquée Fayçal, El-hadj Mamadou Saliou Camara, au terme d’une procédure qui l’avait vu écopé, le 19 août dernier, d’une peine de six mois de prison (dont cinq avec sursis) et d’une lourde amende.
C’est son épouse, Ami Bah, qui a officialisé la nouvelle sur sa page Facebook pour exprimer son soulagement et remercier les soutiens du couple :
« Alhamdoulillah. J’ai la joie de vous annoncer que mon mari Bella Bah vient d’être libéré. Après cette période particulièrement difficile, nous pouvons enfin pousser un grand soupir de soulagement. Je remercie sincèrement toutes les personnes qui nous ont soutenus, de près ou de loin, par leurs prières, leurs messages, leur présence et leurs contributions. Que Dieu vous le rende au centuple et vous bénisse abondamment. Un immense merci à tous ceux qui ont cru en nous et qui ne nous ont pas abandonnés dans cette épreuve. Alhamdoulillah pour cette grâce. » A-t-elle écrit
Cette libération marque le dénouement d’une séquence judiciaire suivie de près par l’opinion publique guinéenne. Si Abdouramane Bella Bah peut désormais retrouver ses proches, cette affaire rappelle une fois de plus la fragilité de la liberté d’expression face aux figures d’autorité religieuse et institutionnelle dans le pays.
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