Éboulement de Dar-Es-Salam : le CNOSCG salue la prise en charge des sinistrés et appelle à un relogement durable
Après le tragique éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à Dar-Es-Salam, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), présidé par Ange Gabriel Haba, renforce sa veille sur le terrain. À travers une mission de suivi effectuée le samedi 29 août, l’organisation a évalué les conditions de prise en charge des blessés, des familles sinistrées et des personnes déplacées dans le cadre des mesures de sécurisation. Si le CNOSCG salue les efforts déployés par le Gouvernement et les services concernés pour répondre à l’urgence, il alerte désormais sur la nécessité de passer de l’assistance immédiate à des solutions durables, notamment en matière de relogement, de scolarisation des enfants, de protection sociale et de sécurisation des zones à haut risque.

Dans le cadre de cette mission, une délégation du CNOSCG s’est rendue successivement à l’hôpital national Donka, où sont hospitalisés plusieurs blessés, à l’école primaire Dixinn Centre 1, transformée temporairement en site d’hébergement pour des familles sinistrées, ainsi qu’à l’école primaire Tito de Bellevue, qui accueille également des personnes affectées par les opérations de déplacement.

Au terme de ces visites et des échanges directs avec les personnes concernées, le CNOSCG dit avoir constaté des dispositions jugées satisfaisantes pour répondre aux besoins immédiats des populations touchées. Hébergement, alimentation, accompagnement sanitaire et prise en charge médicale des blessés figurent parmi les mesures mises en œuvre. Le Conseil salue ainsi la mobilisation du Gouvernement, des services publics, du personnel de santé et de l’ensemble des acteurs engagés dans la gestion de cette situation d’urgence.
Ci-dessous le communiqué du CNOSCG

Mais pour l’organisation de la société civile, l’urgence humanitaire ne saurait constituer une réponse définitive. L’utilisation de plusieurs établissements scolaires comme lieux d’hébergement temporaire pose notamment la question du devenir des familles accueillies à l’approche de la rentrée scolaire. Le CNOSCG demande donc aux autorités d’anticiper leur relogement et de mettre en place un dispositif permettant de garantir à la fois des conditions de vie dignes aux sinistrés et la continuité des activités scolaires.

Le Conseil recommande également une identification rigoureuse des personnes affectées, une évaluation individualisée de leurs besoins et la mise en place de mesures d’accompagnement adaptées en matière de logement, de santé, de protection, de moyens de subsistance, d’indemnisation ou de réinstallation. Une attention particulière est demandée en faveur des enfants, des femmes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
Le CNOSCG insiste par ailleurs sur la nécessité de réhabiliter, assainir et désinfecter les établissements scolaires utilisés comme sites d’accueil avant leur restitution aux élèves et aux enseignants. Il préconise également la réhabilitation de l’auberge de la Minière afin d’offrir une alternative d’hébergement plus adaptée aux sinistrés.

Sur le front de la prévention, l’organisation appelle à accélérer la sécurisation des zones à haut risque déjà identifiées par l’ANGUCH et à renforcer, sur le long terme, les politiques publiques liées à l’urbanisation, à l’assainissement, à la gestion des déchets et à la prévention des catastrophes.
Aux populations affectées, le CNOSCG recommande de poursuivre la collaboration avec les autorités et les services compétents, particulièrement lorsque l’évacuation de certaines zones s’impose pour des raisons de sécurité. Il les invite à privilégier le dialogue et les mécanismes de recours disponibles pour faire valoir leurs préoccupations et leurs droits, tout en préservant la paix sociale.

À l’ensemble des citoyens, le Conseil lance enfin un appel à la responsabilité, à la solidarité et à la vigilance. Il demande le strict respect des consignes de sécurité, notamment l’interdiction d’occuper ou de réoccuper les zones déclarées dangereuses, et exhorte la population à ne pas relayer de rumeurs ou d’informations non vérifiées susceptibles de compliquer les opérations d’assistance.

Tout en renouvelant sa compassion aux familles endeuillées et sa solidarité aux sinistrés et aux personnes affectées, le CNOSCG, sous la présidence d’Ange Gabriel Haba, affirme vouloir poursuivre sa mission de veille citoyenne, de médiation, de plaidoyer et de suivi. Pour l’organisation, l’enjeu est désormais de transformer la réponse d’urgence en une stratégie durable, fondée sur la dignité humaine, la protection des droits des populations et la prévention de nouvelles catastrophes.Si vous le souhaitez, je peux aussi vous en faire une version plus incisive, au style “une de journal”, avec un titre plus percutant et un chapo de 3 à 5 lignes.
Lerenifleur224.com