Nigeria : un kidnapping de masse dans une mosquée déclenche une opération de sauvetage

Le président nigérian, Bola ⁠Tinubu, a ordonné, ​mardi, à l’armée et aux autres forces de sécurité de lancer une opération de sauvetage après le kidnapping de dizaines de personnes lors d’une attaque contre une mosquée dans l’État de Niger, dans l’ouest du pays, la semaine dernière. Selon des habitants, 600 femmes, enfants et personnes âgées ont été enlevés. ⁠

Un nouvel enlèvement de masse. ​Après que des dizaines de personnes ont été enlevées par des hommes armés dans le centre-nord de l’État de Niger, dans l’ouest du Nigeria la semaine dernière, le président nigérian Bola ⁠Tinubu a ordonné, ​mardi 25 août, à l’armée et aux autres forces de sécurité de lancer une opération de sauvetage immédiate.

Un groupe armé a publié une vidéo sur Facebook ​et WhatsApp montrant, ‌selon les habitants, environ 600 femmes, enfants et personnes âgées enlevés ⁠lors d’une attaque contre une mosquée dans cet État.

Reuters n’a pas pu vérifier ce chiffre de manière indépendante, mais s’il était confirmé, ‌cet enlèvement figurerait parmi les plus importants commis au Nigeria ces dernières années. Une ⁠responsable du district de Borgu, où l’attaque a eu lieu, a déclaré que 30 personnes avaient été tuées et avaient été enterrées dimanche.

Cette responsable, ​qui a souhaité rester anonyme car elle n’était pas autorisée à ‌s’exprimer auprès des médias, a précisé que des villageois des communautés de Dakera, Gidan-Zana et Sabon Gida avaient été touchés.

« NOUS DÉFENDRONS NOTRE PEUPLE » Dans ses premiers commentaires publics sur l’incident, la présidence a qualifié ‌cette attaque de lâche et a promis que les responsables seraient traduits en justice.

« La terreur ne fera pas plier le Nigeria. ​Nous défendrons notre peuple, protégerons nos communautés et préserverons le caractère sacré de la vie humaine », a déclaré le président Bola Tinubu dans un communiqué

.  Le président a ordonné aux responsables ​de la sécurité de fournir des informations sur les efforts déployés pour secourir les personnes enlevées ​et de dresser la liste de toutes celles qui ont ​été emmenées.  Abubakar Umar, chef traditionnel de la communauté de Dakera, a indiqué qu’au moins 2 000 personnes avaient fui vers la République du ​Bénin voisine à la suite de l’attaque.

Les enlèvements de masse en vue d’obtenir une rançon sont devenus courants dans certaines régions du nord-ouest et du centre-nord du Nigeria, où des gangs criminels lourdement armés mènent fréquemment des raids contre des villages, des écoles et des axes routiers. Ces ⁠groupes retiennent souvent leurs otages pendant des semaines, voire des mois, tout en exigeant d’importantes rançons, et ont progressivement étendu ⁠leurs opérations ​au-delà de leurs bastions traditionnels dans le nord.

 

Lerenifleur224.com avec France 24 et Reuters