Justice : Ibrahima Sory II Tounkara reconduit à la tête du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
Le chef de l’État réitère sa confiance au Garde des Sceaux. Dans un décret lu ce lundi 27 juillet 2026 sur les ondes de la télévision nationale par le ministre Secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, le Président de la République a officiellement reconduit Ibrahima Sory II Tounkara dans ses fonctions de ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Cette décision vient consolider la position de ce magistrat de carrière, qui avait été nommé pour la première fois à ce poste stratégique le 2 février 2026, succédant alors à Yaya Kairaba Kaba.
La reconduction d’Ibrahima Sory II Tounkara s’inscrit dans la continuité d’un parcours professionnel particulièrement riche. Ayant débuté sa carrière dans la magistrature en juin 2009 en tant que juge correctionnel au Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum, il rejoint trois ans plus tard le TPI de Mafanco, où il assure les mêmes fonctions avant d’être promu président de la section correctionnelle d’octobre 2014 à août 2018.
Son expérience du terrain l’amène ensuite en région : il prend la tête du TPI de Macenta en Guinée forestière d’août 2018 à novembre 2019, puis est affecté à la présidence du TPI de Mamou jusqu’en décembre 2021. De retour dans le Grand Conakry, il dirige le TPI de Coyah avant de prendre les rénes du TPI de Dixinn en septembre 2022.
C’est au TPI de Dixinn que le magistrat marque l’histoire judiciaire récente du pays en présidant le procès emblématique du massacre du 28 septembre 2009, ouvert le 28 septembre 2022. Après des mois de débats complexes, il rend un jugement historique le 31 juillet 2024.
Reconnu par ses pairs, il est élu président de l’Association des Magistrats de Guinée lors du congrès de juin 2025, avant de prendre la présidence de la Cour d’Appel de Conakry en novembre de la même année. En le confirmant à la tête du ministère de la Justice, le pouvoir central fait le choix d’une figure chevronnée de la magistrature pour poursuivre les réformes engagées au sein de l’appareil judiciaire guinéen.
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com