Décès de Mamadou Djouma Bah :« Il est décédé après avoir été remis à sa famille », affirme le procureur de Kindia

Le décès de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat unique, session 2025-2026, condamné à un mois de prison ferme pour fraude aux examens et incarcéré à la maison centrale de Kindia avec six autres candidats, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Depuis l’annonce de sa disparition, les commentaires et spéculations se multiplient sur les circonstances de son décès.

Face à cette situation, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, est sorti de son silence pour apporter des précisions. Selon lui, Mamadou Djouma Bah souffrait de rhumatismes bien avant son incarcération. Il a également insisté sur le fait que le jeune homme n’est pas décédé en prison.

 

 

« Mamadou Djouma Bah faisait partie des personnes condamnées pour fraude aux examens. Malheureusement, il est décédé des suites d’une maladie appelée rhumatisme. Il n’est pas décédé en prison. Dès que le régisseur de la maison centrale m’a informé de la dégradation de son état de santé, il a été conduit à deux reprises à l’hôpital régional de Kindia. Comme son état ne s’améliorait pas, j’ai demandé qu’il soit remis à ses parents afin qu’ils poursuivent sa prise en charge. Ce sont eux qui l’ont conduit auprès de son médecin traitant, où il est malheureusement décédé », a expliqué le procureur.

Toujours selon Mamadou Bhoye Diallo, les proches du défunt ont indiqué que ce dernier souffrait de rhumatismes depuis son séjour à Dalaba. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait été transféré à Kindia afin d’y recevoir des soins. Le procureur a également exprimé sa compassion à l’endroit de la famille endeuillée.

« Nous sommes profondément attristés par cette disparition. Personne ne souhaite la mort de son prochain. Nous aurions préféré qu’il purge sa peine, retrouve sa liberté et poursuive normalement ses études », a-t-il déclaré.

Interrogé sur les critiques visant la condamnation des candidats impliqués dans cette affaire de fraude aux examens, Mamadou Bhoye Diallo a rappelé que le parquet est tenu de respecter les décisions rendues par la justice.

« Je suis soumis à la décision de justice. En ma qualité de magistrat, je ne peux pas critiquer une décision rendue par une juridiction. Le juge est indépendant et nous nous en remettons à sa sagesse. Le parquet n’a pas relevé appel, car nous avons estimé que la peine prononcée correspondait au minimum prévu par la loi. Certains estiment qu’elle est sévère, mais nous avons considéré qu’il n’y avait pas lieu de la contester », a-t-il conclu.

Alors que l’émotion demeure vive autour de cette disparition, les déclarations du procureur visent à apporter des précisions sur les circonstances du décès de Mamadou Djouma Bah et à répondre aux nombreuses interrogations de l’opinion publique. Cette affaire continue néanmoins d’alimenter le débat sur la répression de la fraude aux examens et sur les conditions de prise en charge sanitaire des personnes placées sous écrou.

 

Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com