Affaire Mohamed Lamine Soumah contre Me François Fana Bangoura : le TPI de Kaloum condamne le notaire à un an de prison.
Le Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum a rendu son verdict ce lundi 20 juillet 2026 dans l’affaire opposant l’homme d’affaires El Hadj Mohamed Lamine Soumah au notaire Me François Fana Bangoura, poursuivi pour des faits d’abus de confiance et d’émission de chèque sans provision. Dans sa décision, le tribunal a déclaré Me François Fana Bangoura coupable des faits qui lui étaient reprochés. Pour la répression, il l’a condamné à un an d’emprisonnement, au paiement d’une amende de 20 millions de francs guinéens et a décerné un mandat de dépôt à son encontre.

Sur les intérêts civils, la juridiction a reçu la constitution de partie civile de Mohamed Lamine Soumah et l’a jugée fondée. En conséquence, Me François Fana Bangoura a été condamné à verser à son ancien client la somme de 6 milliards 473 millions de francs guinéens à titre de réparation.
À l’issue de l’audience, l’avocat de la partie civile, Me Lansana Condé, s’est félicité de cette décision de justice, estimant qu’elle consacre le respect du droit.
« Nous retenons que le droit a été dit dans ce dossier, ce qui ne nous surprend pas puisque le notaire a été condamné. L’ensemble des éléments que nous avons développés dans nos plaidoiries a été largement pris en compte par le tribunal. Selon nous, c’est la consécration du droit et une manière de renforcer l’État de droit dans notre pays », a-t-il déclaré.
L’avocat a rappelé que la mission première d’un notaire est d’authentifier les actes et les contrats, et non de disposer des biens ou des fonds de ses clients.

« Mon client, El Hadj Mohamed Lamine Soumah, était l’un de ses plus anciens clients. Il ne devait pas agir de cette manière. Sans faire davantage de commentaires, nous estimons que le juge a rendu une décision conforme à la loi. Nous sommes satisfaits et la partie civile apprécie largement cette décision », a conclu Me Lansana Condé.
Ce jugement met un terme à une procédure judiciaire très suivie, marquée par des débats autour des obligations professionnelles des notaires et de la protection des intérêts de leurs clients.
Par Mimi Bangoura, pour Lerenifleur224.com