Conakry : des journalistes et des étudiants en communication outillés en écriture journalistique

Dans le cadre du renforcement des capacités professionnelles des journalistes et des étudiants en communication, le journaliste Babanou Camara a initié une formation de deux jours consacrée à l’écriture journalistique. Cette session s’est tenue les 3 et 4 juillet 2026 à Conakry.


L’objectif était de permettre aux participants de maîtriser les techniques rédactionnelles afin de mieux traiter l’information. Cette rencontre d’échanges a réuni une vingtaine de participants.
Selon Babanou Camara, cette formation répond à un besoin réel de renforcement des compétences rédactionnelles.


« Cette formation est axée sur l’écriture journalistique. Vous n’êtes pas sans savoir que le journaliste n’écrit pas comme un littéraire ni comme n’importe quel autre rédacteur. Les journalistes ont leur propre style d’écriture. Beaucoup de professionnels constatent encore des lacunes dans la rédaction des textes, aussi bien chez certains journalistes que chez des étudiants en journalisme. Nous sommes donc là pour échanger des idées et partager des connaissances sur les techniques d’écriture », a-t-il expliqué.
Le formateur précise que cette session a porté, dans un premier temps, sur la rédaction du message essentiel et la maîtrise des 5 W (Who, What, When, Where, Why).
« Nous avons également abordé la hiérarchisation de l’information, car beaucoup disposent d’informations, mais ne savent pas comment les organiser par ordre d’importance. La troisième partie, l’une des plus importantes, concernait la simplification de l’écriture : comment écrire de manière simple sans être simpliste. Nous avons aussi travaillé sur les lois de proximité. Enfin, lors de la dernière journée, les participants ont rédigé des articles afin de mettre en pratique les notions acquises. Ensemble, nous avons procédé à leur correction pour évaluer leur niveau de compréhension. Je constate qu’ils ont bien assimilé les différentes techniques, notamment la simplification de l’écriture, et je suis convaincu qu’ils les appliqueront dans leurs différents médias », a-t-il ajouté.
De son côté, Fatoumata Lamarana Diallo, étudiante à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia, a salué cette initiative. Elle a également invité les organisateurs de formations à privilégier la gratuité afin de permettre aux personnes disposant de faibles moyens d’y participer.


« J’invite mes collègues à suivre davantage de formations, non seulement en écriture journalistique, mais aussi en diction. Le journalisme exige beaucoup de théorie et de pratique. Je remercie sincèrement le formateur. Aujourd’hui, les formations gratuites sont rares, mais il a pris l’initiative de nous former gratuitement. Je lui en suis très reconnaissante. »


Au terme de ces deux jours de formation, les participants repartent mieux outillés pour produire des contenus clairs, précis et conformes aux exigences du métier.

Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com