Installation du conseil communal de Matam : des conseillers dénoncent des irrégularités et quittent la salle
L’installation du conseil communal de Matam et l’élection de l’exécutif communal, organisées ce jeudi conformément à une circulaire du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), ont été marquées par des tensions. Des conseillers communaux de la Grande Mouvement Démocratique (GMD) ainsi que de la liste « Ma commune, ma priorité » ont décidé de quitter la salle, dénonçant des irrégularités dans le déroulement du processus.
Interrogé à sa sortie, Mamadouba Fofana, conseiller communal élu sur la bannière de la GMD, a expliqué que les élus s’étaient présentés dès 8 heures pour participer à l’installation du conseil communal et à l’élection de l’exécutif, conformément à la convocation du MATD.
Cependant, selon lui, plusieurs éléments observés durant le scrutin étaient en contradiction avec les consignes qui leur avaient été données lors d’une formation préparatoire. Il affirme notamment que la présence des forces de l’ordre dans la salle de vote allait à l’encontre des dispositions qui leur avaient été présentées.
Le conseiller communal dénonce également la découverte de doubles bulletins dans certaines enveloppes de vote. Selon lui, ces irrégularités ont conduit les élus concernés à demander la suspension de leur participation au processus et l’autorisation de quitter la salle.
« Nous avons demandé à plusieurs reprises qu’on nous laisse sortir parce que nous ne voulions plus participer à un processus qui, selon nous, ne reflète pas la réalité. Mais le représentant du MATD a demandé aux forces de l’ordre de nous empêcher de sortir. Après plusieurs échanges et des tensions dans la salle, nous avons finalement été autorisés à quitter les lieux », a déclaré Mamadouba Fofana.
À la question de savoir combien d’élus avaient quitté la salle, il a répondu que l’ensemble des conseillers de la GMD ainsi que ceux de la liste « Ma commune, ma priorité » avaient boycotté la suite des opérations.
Ces accusations n’ont, pour l’heure, pas fait l’objet d’une réaction officielle des autorités en charge de l’organisation du scrutin. Si vous le souhaitez, je peux également le reformuler dans un style de dépêche de presse ou d’article destiné à un média en ligne.
Lerenifleur224.com