Programme « Simandou 2040 » : les journalistes guinéens outillés pour relever le défi de la bonne information
Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, via le Centre de Formation Professionnelle en Techniques de l’Information et de la Communication (CFPTIC), a clôturé ce samedi 13 juin 2026 à Conakry un atelier de formation intensif de deux jours.

Cette initiative a réuni une quarantaine de journalistes issus des médias publics et privés du pays, tous mobilisés autour d’une thématique stratégique : « Médias et communication : comprendre et faire comprendre le projet et le programme Simandou 2040 ».
Prenant la parole à cette occasion, le Directeur général du CFPTIC, Abdoulaye Djibril Diallo, a insisté sur la nécessité de pérenniser les acquis de cette formation. Selon lui, les connaissances acquises au cours de l’atelier ne doivent pas rester théoriques, mais être consolidées à travers des rencontres régulières et un engagement constant des participants.

« Ce travail n’a pas de sens si nous ne nous retrouvons pas régulièrement pour pérenniser ce que nous avons appris ici », a-t-il déclaré.
Le directeur général du CFPTIC a également rappelé l’importance de la vision portée par les autorités nationales autour du programme Simandou 2040. Il a souligné que le Président de la République a fixé un cadre de référence clair et appelé l’ensemble des acteurs, notamment les médias, à contribuer à la sensibilisation et à l’information des populations, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
Pour Abdoulaye Djibril Diallo, le projet Simandou et le programme Simandou 2040 constituent un patrimoine commun dont chaque citoyen doit s’approprier les enjeux et les objectifs. Il a particulièrement exhorté les journalistes à jouer pleinement leur rôle en maîtrisant les contenus et les contextes liés à ces initiatives stratégiques.
« Nous n’avons pas d’autre choix que de nous approprier les contextes et les contenus de ce programme. Si nous ne faisons pas ce que nous devons en tant que journalistes et hommes de médias, nous aurons failli à notre responsabilité », a-t-il affirmé.
Dans un contexte économique marqué par le lancement du plus grand projet de mine de fer au monde en Guinée, l’accès à une information fiable et vulgarisée devient une priorité républicaine. Le porte-parole des participants, Emmanuel Milimono, a souligné la pertinence de cette formation face aux dérives informationnelles

Durant les quarante-huit heures d’échanges, les professionnels des médias ont examiné la frontière fine mais essentielle entre le projet industriel Simandou et le programme de développement socio-économique responsable Simandou 2040. Les modules ont abordé les rôles et responsabilités des journalistes, les techniques de communication autour de la vision présidentielle, ainsi que les fondamentaux du journalisme de solutions appliqué à ce projet titanesque.
Pour que cette formation ne reste pas sans lendemain, les journalistes ont formulé six recommandations majeures à l’endroit du ministère et de ses partenaires :
1. L’organisation de rencontres régulières avec les médias sur l’évolution du programme.
2. La mise à disposition de documents détaillés pour une meilleure appropriation des contenus.
3. L’intégration de la formation des journalistes et animateurs en langues nationales.
4. La création d’un réseau de journalistes dédié à la vulgarisation de Simandou 2040.
5. La facilitation de l’accès aux sources officielles.
6. L’intégration d’un module sur le journalisme de développement et la démultiplication de cette formation à l’intérieur du pays.
Prenant la parole pour clore officiellement les travaux, le Secrétaire Général du ministère, Souleymane Thiànguel Barry, a insisté sur l’obligation de résultats qui incombe désormais aux journalistes. Selon lui, s’approprier les contours de Simandou 2040 n’est plus une option, mais un devoir national.

« Aujourd’hui, le Président de la République a tiré une ligne claire, il a décidé de donner un référentiel clair(…)Le projet et le programme Simandou nous appartiennent à tous. S’approprier les contextes et les contenus de ce programme est un impératif. Si nous ne faisons pas ce que nous devons en tant qu’hommes de médias, nous aurons failli à notre responsabilité », a-t-il martelé, tout en invitant les journalistes à maintenir un lien étroit avec le CFPTIC pour accompagner la refondation du pays.Cet atelier marque un tournant décisif dans l’accompagnement médiatique des grands projets structurants en Guinée.

En dotant les professionnels des médias d’outils conceptuels et techniques solides, le ministère de la Communication pose les jalons d’une passerelle informationnelle fiable entre les décideurs et les populations. Le succès de la vision « Simandou 2040 » dépendra en grande partie de la capacité de ces journalistes à transformer les données techniques en récits accessibles, inclusifs et porteurs de développement pour chaque citoyen guinéen.
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com