Le BGDA tient une session extraordinaire pour examiner ses performances et ses perspectives

Le Conseil d’administration du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA) a tenu, ce mercredi, une session extraordinaire consacrée à plusieurs dossiers majeurs de l’institution. Réunis autour de cinq points essentiels, les administrateurs et la direction générale ont examiné l’état des lieux de la copie privée, les rapports de perception et de répartition des droits depuis la dernière session, le niveau d’exécution des résolutions antérieures, la situation financière du BGDA ainsi que le compte financier de l’exercice 2025.

Présidant les travaux, le président du Conseil d’administration du BGDA, Sékouba Diak Diakité, a rappelé que la tenue de cette session répond avant tout à une exigence légale.

« Le premier point s’inscrit dans une logique légale qui exige la transmission de l’état financier 2025 par l’institution d’ici le 17 juin et sa validation, son approbation avant le 15 juin par le conseil d’administration. Cette exigence légale nous obligeait à tenir cette session pour que cette transmission se fasse dans le délai », a-t-il expliqué.

Le président du Conseil d’administration a également insisté sur la nécessité de faire le suivi des recommandations issues des précédentes sessions.

« Chaque session donne des recommandations à la direction générale. Nous allons voir la mise en œuvre de ces différentes résolutions issues de la session antérieure. Cela permet au conseil d’administration de s’assurer que nos sessions sont suivies d’effets par la direction générale », a-t-il indiqué.

Parmi les sujets examinés figure également la question de la perception et de la répartition des droits d’auteur. Selon Sékouba Diak Diakité, le Conseil souhaite s’assurer que ces opérations sont réalisées dans le respect des textes en vigueur et des nouvelles exigences de gouvernance.

« Cette dynamique, c’est la transparence, la redevabilité et la digitalisation. Aujourd’hui au BGDA, notre créneau est le paiement digital. Bannir totalement le paiement par guichettage. Nous voulons nous assurer que cela est effectif. Comme vous le savez, la confiance n’exclut pas le contrôle, et le contrôle est une des prérogatives du conseil d’administration », a-t-il souligné.

La copie privée, devenue l’une des principales sources de revenus du BGDA, a également occupé une place importante dans les débats.

« Nous voulons nous assurer que le mécanisme est fluide, que la perception est totale et régulière et savoir à date ce que la copie privée et les autres droits apportent au BGDA au bénéfice des auteurs, afin de planifier ultérieurement la répartition de ces droits », a-t-il précisé.

Abordant les perspectives de l’institution, le président du Conseil d’administration s’est montré particulièrement satisfait de l’évolution enregistrée ces dernières années.

« Lorsque nous prenions les commandes de cette institution il y a trois ans, le constat était peu reluisant. Aujourd’hui, force est de reconnaître qu’avec les bonnes orientations du conseil d’administration et le suivi de l’équipe qui gère la direction générale du BGDA, nous pouvons être fiers de ce qui se passe, aussi bien de l’organisation que du fonctionnement », a-t-il affirmé.

Il estime même que le BGDA pourrait devenir une référence sous-régionale dans les années à venir.

« Nous sommes en dépassement de ce que nous pouvions attendre même de 2026 avant le milieu de l’année. C’est une satisfaction totale. Je pense que 2027 va nous servir à vendre le modèle guinéen à l’international, en commençant par l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, de l’assistant au BGDA jusqu’aux administrateurs, en passant par la direction générale, nous maîtrisons parfaitement les outils qui nous permettent de rendre nos auteurs heureux. Les perspectives sont très bonnes », a-t-il déclaré.

De son côté, le Directeur général du BGDA, Moussa Fofana, a expliqué que cette session extraordinaire découle directement des obligations prévues par la réglementation en matière de comptabilité publique.

« Les sessions extraordinaires sont souvent programmées par nécessité, mais celle-ci est demandée conformément aux dispositions des articles 12, 121, 122 et 60 de la loi portant règlement général de la comptabilité publique. Cette loi impose que les établissements publics transmettent au plus tard le 17 juin le compte financier à la Cour des comptes pour validation », a-t-il rappelé.

Selon lui, le Conseil d’administration doit obligatoirement approuver ce compte financier avant sa transmission aux autorités compétentes.

« Cet exercice est préalable à une première validation qui est faite par le conseil d’administration. C’est cette validation qui a nécessité la tenue de cette session extraordinaire », a-t-il expliqué.

Le Directeur général a également souligné que cette rencontre constitue une opportunité pour la direction de faire le point sur les performances de l’institution.

« La copie privée fera l’objet d’un examen spécifique parce qu’elle constitue aujourd’hui une manne financière importante en termes de perception des redevances de droits d’auteur. L’ensemble des droits sera également examiné en termes de recouvrement et de répartition au bénéfice des ayants droit », a-t-il indiqué.

Moussa Fofana a enfin salué le rôle joué par le Conseil d’administration dans les avancées enregistrées depuis sa prise de fonction.

« Les résolutions du conseil d’administration sont transformées en feuille de route par la direction générale. Ces feuilles de route améliorent tous les jours le comportement, l’exercice et les activités de l’institution. Les résultats sont satisfaisants à date. Nous saluons le sérieux du conseil dans la prise de ces résolutions et l’accompagnement incessant qu’il apporte à la direction générale », a-t-il conclu.

Cette session extraordinaire du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur s’inscrit dans une dynamique de consolidation des acquis et de renforcement de la gouvernance de l’institution. Entre l’examen du compte financier 2025, le suivi des résolutions antérieures, l’évaluation de la copie privée et la poursuite de la digitalisation des paiements, les responsables du BGDA affichent leur ambition de faire de l’établissement un modèle de gestion et de protection des droits d’auteur en Guinée et dans la sous-région ouest-africaine.

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com