Déclaré candidat aux élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, Badra Koné demeure détenu à la maison centrale de Conakry, alors même que la campagne électorale a officiellement débuté. Cette situation alimente un important débat autour du respect de l’article 66 du code électoral guinéen.
Ce texte stipule pourtant qu’« aucun candidat ne peut être privé de sa liberté durant la période de campagne électorale ». Les soutiens de Badra Koné considèrent ainsi que son maintien en détention constitue une atteinte à ses droits en tant que candidat.
Dans une décision rendue le 4 mai 2026, la Direction générale des élections (DGE) avait pourtant validé sa candidature.

Les proches de l’ancien président de délégation spéciale (PDS) dénoncent une volonté de l’écarter de la course électorale. Ils évoquent une « inégalité de traitement », affirmant que tous les autres candidats sont libres de mener campagne, contrairement à Badra Koné.
Ce lundi, le candidat de la GMD à Matam a néanmoins lancé symboliquement sa campagne à travers une lecture du Saint Coran organisée à son domicile.
Cette affaire relance le débat sur les rapports entre justice et politique en Guinée. Pour les avocats de la défense, elle soulève des interrogations sur le respect des droits des candidats ainsi que sur l’équité du processus électoral.
Selon le parquet spécial de la CRIEF, Badra Koné est soupçonné d’avoir détourné plus de 240 milliards de francs guinéens. Après six jours de garde à vue à la DCPJ, il a été transféré à la maison centrale. La CRIEF a par ailleurs rejeté sa demande de mise en liberté provisoire et ordonné l’ouverture d’une information judiciaire complémentaire.
Le Renifleur, pour lerenifleur224.com