ONASUR-E : présentation du plan d’actions stratégiques de supervision des élections législatives et communales du 31 mai 2026
Dans un contexte où la consolidation de la démocratie repose sur la transparence, la rigueur et la crédibilité du processus électoral, l’ONASUR-E joue un rôle central et déterminant. À travers un point de presse tenu ce jeudi 23 avril 2026, l’organe a procédé à la présentation de son plan d’actions stratégiques pour la supervision générale des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.
Selon Ousmane Diaby, premier rapporteur de l’ONASUR-E, le constituant s’est inspiré de diverses situations et expériences passées pour consacrer, pour la première fois, la possibilité pour tous les citoyens de candidater aux élections nationales.

« C’est pourquoi, comme vous avez pu le constater lors de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, il y avait des candidats indépendants. Pour les législatives à venir, cette dynamique se poursuit avec également des candidatures indépendantes engagées », a-t-il indiqué.Il a également évoqué une autre innovation majeure du processus électoral : l’introduction du système plurinominal.
« Le constituant organique, en élaborant le plan électoral, a voulu corriger une injustice qui consistait à attribuer le même nombre de députés à des circonscriptions ayant des démographies différentes. Désormais, le système plurinominal permet aux citoyens d’élire entre deux et cinq députés par circonscription, contrairement à l’ancien système qui limitait cette représentation à un seul député », a-t-il expliqué. Il a précisé que cette répartition a été définie par un acte réglementaire pris en Conseil des ministres, conformément aux dispositions du code électoral. De son côté, Maître Pépé Antoine Lamah, chargé des affaires juridiques et de la conformité, a souligné la qualité des relations entre l’ONASUR-E et les acteurs politiques.
« L’ONASUR-E se positionne comme un arbitre impartial entre les candidats et l’administration. Nous veillons à la protection des droits des candidats ainsi qu’au respect de ceux des électeurs. Nous garantissons le libre exercice de ces droits. Sur le plan financier, nous nous assurons qu’aucun candidat ne dépasse le plafond des dépenses fixé par la commission compétente », a-t-il précisé.
À travers ce plan d’actions stratégiques, l’ONASUR-E entend renforcer la transparence, l’équité et la crédibilité du processus électoral en Guinée. Ces innovations, notamment l’ouverture aux candidatures indépendantes et l’introduction du système plurinominal, traduisent une volonté d’adapter le cadre électoral aux réalités démographiques et démocratiques du pays.
À l’approche du scrutin du 31 mai 2026, tous les regards restent tournés vers la mise en œuvre effective de ces mesures, perçues comme déterminantes pour des élections inclusives, apaisées et crédibles.
Par Ousmane Baldé