TPI de Mafanco / Yama Séga à la barre raconte l’origine du conflit avec Maya Kaba « Je me suis sentie trahie »
Le procès de l’artiste Yama Séga, connue à l’état civil sous le nom de Mariama Bah, ainsi que celui de la blogueuse Maya Kaba, s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 au Tribunal de Première Instance de Mafanco. Les deux femmes sont poursuivies pour « expressions outrageantes, propos menaçants, atteinte à l’ordre public et à la dignité humaine par le biais d’un système informatique », dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.
Appelée en premier à la barre, Yama Séga a reconnu les faits qui lui sont reprochés, tout en affichant des regrets appuyés. Revenant sur l’origine de son différend avec Maya Kaba, qu’elle décrit comme une ancienne amie, l’artiste a évoqué une relation détériorée depuis plusieurs mois, sur fond de rivalités mêlant sphères artistique et politique, alimentées par des échanges indirects sur les réseaux sociaux.
Selon son témoignage, tout serait parti de propos tenus par la blogueuse lors d’un direct, dans lequel celle-ci critiquait la chirurgie esthétique, notamment le BBL. Se sentant directement visée en tant que première artiste guinéenne à y avoir eu recours, Yama Séga affirme avoir d’abord pris ses distances avant de réagir publiquement.
Face au procureur Kanfory Bangoura, elle a reconnu avoir perdu son sang-froid et franchi une ligne rouge en citant explicitement Maya Kaba dans ses vidéos. Elle admet également avoir proféré des insultes dans un moment de colère incontrôlée.
L’artiste a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas mesuré la portée de ses propos ni les conséquences de ses actes. Elle a expliqué avoir agi dans l’intention de blesser, sans anticiper l’ampleur des répercussions.
Évoquant les conséquences personnelles de cette affaire, Yama Séga a confié que cette situation affecte profondément sa famille, notamment sa mère, avec qui la communication est devenue difficile, ainsi que son enfant de 11 ans. Visiblement émue, elle a présenté ses excuses aux autorités et à l’ensemble de la population guinéenne, précisant avoir supprimé les vidéos incriminées.
Interrogée par l’avocat de la partie civile, Maître Paul Yomba Kourouma, sur certains propos liés à une supposée grossesse, la prévenue a renouvelé ses excuses. Elle a expliqué que sa réaction était aussi liée à un sentiment de trahison, estimant avoir été particulièrement atteinte par une personne qu’elle considérait comme proche.
Au moment de la publication de cet article, l’audience se poursuivait au Tribunal de Première Instance de Mafanco, avec l’audition de Maya Kaba, dans une salle d’audience toujours pleine.
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