La Bluezone de Kaloum a servi de cadre, ce samedi, à la cérémonie de remise de diplômes de la 47ᵉ promotion du Centre de formation professionnelle (CFP) Camara Laye. Un moment solennel qui a réuni autorités éducatives, parents et diplômés venus célébrer la fin d’un cycle et le début d’une nouvelle étape.

Au total, 250 apprenants ont été certifiés cette année, répartis dans plusieurs filières : 85 en électricité, 62 en plomberie, 24 en maçonnerie, 16 en chaudronnerie, 16 en menuiserie et 44 en mécanique. Point marquant de la cérémonie : le choix d’Aboubacar Mandéla Camara, sociologue et expert en gouvernance des systèmes éducatifs, comme éponyme de cette promotion. Visiblement touché par cet honneur, il a confié que ce geste l’“immortalise” et crée un lien durable avec les diplômés
« Nous sommes désormais liés pour l’éternité et par la fraternité. » dira t-il.Dans une allocution, l’ancien conseiller au ministère de l’Enseignement préuniversitaire et de l’Alphabétisation a tenu à rappeler la valeur des métiers techniques, citant Ahmed Sékou Touré : « Les techniciens et les ouvriers… constituent pour le pays un trésor. » Avant de lancer aux nouveaux diplômés, dans un élan fédérateur : « Nous sommes des trésors ! ».Au-delà de l’hommage, le parrain du jour a surtout délivré un message structuré autour de valeurs essentielles. D’abord, le travail
« C’est seulement par le travail que vous donnerez de la valeur à vos certificats. ». Ensuite, la persévérance, qu’il présente comme indispensable face aux obstacles d’un parcours professionnel souvent incertain.
Il a également insisté sur la confiance en soi, invitant les jeunes à ne jamais se sous-estimer « Même traînée dans la boue, une boule de diamant ne perd jamais sa valeur. ». Un message fort, illustré par l’exemple de Camara Laye, dont le parcours, de fils de forgeron à écrivain de renommée internationale, reste une source d’inspiration.

Aboubacar Mandéla Camara a évoqué aussi la foi comme moteur dans les moments les plus difficiles. Revenant sur un épisode marquant de son enfance, il a expliqué combien cette valeur a été déterminante dans sa vie « N’eût été la foi en Dieu… je ne pourrais jamais continuer les études et être celui qui est devant vous aujourd’hui. »Il a exhorté les diplômés à faire honneur aux sacrifices de leurs familles et de leurs formateurs « Aucun pays ne peut se développer sans les ouvriers et les techniciens qualifiés. » indique t-il.
Cette cérémonie s’est achevée sur des notes d’espoir, avec une jeunesse désormais prête à s’insérer dans le tissu socio-économique guinéen. Une promotion qui, au-delà des diplômes, repart avec un message clair : travailler, persévérer, croire en soi… et avancer.