Une session de formation stratégique consacrée aux crimes internationaux et aux violences sexuelles en période de conflit s’est ouverte ce mardi au Centre de formation judiciaire. Organisée en collaboration avec la Cour pénale internationale (CPI) et des agences des Nations Unies, cette initiative réunit magistrats et professionnels du secteur judiciaire guinéen, avec pour ambition de consolider les compétences nationales dans la lutte contre l’impunité.
Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général du Centre de formationjudiciaire, Alhassane Naby Camara, a salué la mobilisation des autorités judiciaires, des partenaires techniques et des experts

internationaux. Il a souligné que cette formation s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la justice guinéenne et de renforcement de l’État de droit. Selon lui, les thématiques abordées, liées aux crimes internationaux et aux violences sexuelles, touchent aux atteintes les plus graves à la dignité humaine et exigent une réponse judiciaire à la hauteur des enjeux.Il a également mis en perspective cette initiative avec les procédures en cours concernant les événements du 28 septembre 2009, insistant sur la nécessité d’une justice fondée sur la rigueur juridique, la recherche de la vérité et le respect des droits des victimes. Les participants ont été invités à tirer pleinement profit de cette formation afin d’aligner leurs pratiques sur les standards internationaux.
Le représentant du Bureau du Procureur de la CPI, Jean-Jacques Badibanga, a pour sa part salué la qualité de la coopération entre la Guinée et la juridiction internationale. Il a rappelé que le pays constitue aujourd’hui un exemple significatif de mise en œuvre du principe de complémentarité prévu par le Statut de Rome, tout en reconnaissant les défis qui subsistent. Il a insisté sur l’importance de renforcer la collaboration entre les juridictions nationales et internationales pour une justice plus effective.
Prévue du 14 au 16 avril 2026, cette session offre un cadre d’échanges techniques entre experts internationaux et acteurs judiciaires guinéens. Les travaux porteront notamment sur la qualification, la poursuite et le jugement des crimes internationaux, y compris les violences sexuelles liées aux conflits.

Représentant le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, le conseiller chargé des questions institutionnelles, N’famara Camara, a salué cette initiative et encouragé les magistrats à s’approprier les enseignements dispensés. Il a officiellement lancé les travaux au nom du Garde des Sceaux, dans un climat marqué par l’engagement et l’espoir.
À travers cette formation, la Guinée réaffirme sa volonté de bâtir une justice crédible, performante et respectueuse des droits humains, tout en consolidant sa coopération avec les institutions internationales dans la lutte contre les crimes les plus graves.
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