Créé par la Région Normandie et mis en œuvre avec l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, le Prix Liberté est un dispositif pédagogique dont l’objectif est de sensibiliser la jeune génération à la liberté, à la paix et aux droits de l’Homme.

À Conakry, ce lundi 23 mars 2026, au groupe scolaire Hadja Bilguissou Diallo, s’est tenue une activité marquant le début des votes. Les participants ont ainsi choisi leurs candidats parmi China Labor Watch, Nemonte Nenquimo et Matiullah Wesa.
Cette rencontre a été rehaussée par la présence de la cheffe de cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’ambassadeur de France, ainsi que des membres et de la présidente de l’ONG « Impact Jeunesse », entre autres.
Le Prix Liberté permet de donner chaque année la parole aux jeunes âgés de 15 à 25 ans, afin qu’ils récompensent une personnalité ou une organisation engagée dans la défense des droits de l’Homme à travers le monde. Sarah Mayer-Charlet, qui travaille sur le Prix Liberté pour le compte de l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix à Caen, revient sur l’impact de ce prix pour le lauréat
« Nous sommes actuellement dans la phase de vote, qui a débuté vendredi. Les jeunes qui ont voté ce matin font partie des premiers au monde à participer. Le vote est ouvert jusqu’au 30 avril et, à l’issue de cette période, nous connaîtrons le lauréat du Prix Liberté 2026. Celui-ci reçoit une dotation de 25 000 euros pour soutenir sa cause et s’engage à l’utiliser dans le cadre de son combat. L’année dernière, nous avons enregistré environ 15 000 votants, et nous espérons en mobiliser encore davantage cette année, notamment en Guinée », a-t-elle expliqué.
De son côté, Hadja Idrissa Bah, présidente de l’ONG « Impact Jeunesse » et présidente du jury du Prix Liberté 2026, se réjouit du choix porté sur sa personne
« C’est un grand honneur que la Guinée soit mise en avant pour une première à travers ce Prix Liberté. C’est, en quelque sorte, un équivalent du prix Nobel de la paix, car il est fait pour les jeunes et par les jeunes. Il permet à la jeunesse de s’exprimer et de choisir un combat qui lui semble important et nécessaire à l’échelle mondiale. Nous avons eu l’honneur cette année d’être nommée présidente du jury, et c’est la première fois qu’une Africaine occupe cette fonction. C’est une grande fierté pour nous », a-t-elle indiqué.
Pour sa part, Luc Briard, ambassadeur de France en République de Guinée, souligne que cette année marque une première avec la présidence du jury assurée par une jeune Africaine.

« Ce prix consiste à organiser un vote à l’échelle mondiale, en mobilisant des collectifs de jeunes autour d’initiatives de défense des droits de l’Homme. Nous sommes ce matin au groupe scolaire Hadja Bilguissou Diallo pour faire voter les élèves autour de trois initiatives : une organisation américaine de défense des droits en Chine, une militante engagée pour les peuples autochtones en Équateur, et un jeune Afghan qui soutient l’éducation des filles dans son pays. Les votes seront compilés à l’échelle mondiale et nous aurons les résultats dans quelques semaines », a-t-il précisé.
À noter que le Prix Liberté constitue un hommage à toutes celles et ceux qui se sont battus et continuent de se battre pour cet idéal.
Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com