Dans la matinée de ce mardi 3 mars 2026, une crise de carburant s’est emparée de la ville de Labé. Au marché noir, les vendeurs d’essence ont fortement augmenté les prix. Le litre, qui se vendait auparavant à 13 000 francs guinéens, se négocie désormais entre 20 000 et 25 000 francs guinéens chez les rares revendeurs encore approvisionnés.

Au niveau des stations-service, le constat est tout aussi amer. De longues files d’attente se forment depuis les premières heures de la journée et de nombreux usagers dénoncent des pratiques irrégulières. Certains pompistes exigeraient des paiements supplémentaires pour servir les clients.
Rencontré dans une station-service de la place, Alpha Oumar Diallo témoigne
« Moi, depuis plus de trois heures, je suis arrêté ici pour pouvoir obtenir cinq litres d’essence, mais jusqu’à présent, je n’ai toujours pas été servi. Les pompistes favorisent les détenteurs de bidons, parce que ceux-ci paient 10 000 GNF pour un bidon de 20 litres. C’est vraiment triste pour le pays. On dirait que les autorités ne sont pas là. »
À noter que la situation devient de plus en plus compliquée pour les citoyens de la commune urbaine. Les activités économiques tournent au ralenti et les déplacements deviennent difficiles pour de nombreux habitants.
Si aucune mesure urgente n’est prise pour rétablir l’approvisionnement normal en carburant, cette crise pourrait avoir des conséquences encore plus graves sur le quotidien des populations. Les regards restent désormais tournés vers les autorités compétentes, appelées à apporter des solutions rapides et efficaces.
Par Thierno Chérif Souaré, depuis Labé, pour lerenifleur224.com.