Maisons des jeunes et stades de football : compétence de l’État ou de la mairie de Matam ? Les précisions de Badra Koné

Face aux interrogations récurrentes des citoyens sur la gestion des infrastructures sportives et socioculturelles, le président de la Délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a tenu à apporter des éclaircissements publics ce samedi 28 février 2026.

Dans une déclaration adressée aux habitants de la commune de Matam, le responsable communal a répondu à une question qui alimente régulièrement les débats locaux : Pourquoi la mairie ne gère-t-elle pas les maisons des jeunes et les grands stades implantés sur son territoire ?

Selon le président de la Délégation spéciale, beaucoup de citoyens estiment que toute infrastructure située dans la commune relève automatiquement de l’autorité municipale. Or, précise-t-il, l’organisation administrative en Guinée repose sur une répartition stricte des compétences.

« Les maisons des jeunes et les grands stades relèvent généralement du Ministère de la Jeunesse et des Sports », a-t-il expliqué.Concrètement, cela signifie que : Le budget de fonctionnement dépend de l’État ; Les responsables sont nommés par le ministère, La gestion administrative n’est pas assurée par la commune. Tant qu’un transfert officiel de compétence ou de propriété n’est pas décidé par l’État, la mairie ne peut ni engager de dépenses, ni assurer une gestion directe de ces infrastructures.

Le président de la Délégation spéciale a insisté sur un principe fondamental : une collectivité locale ne peut agir en dehors du cadre fixé par la loi. La commune ne peut légalement gérer que : Les infrastructures inscrites dans son patrimoine, Celles prévues dans son budget communal, Celles ayant fait l’objet d’un transfert officiel par l’État. Toute gestion sans base juridique exposerait la mairie à des irrégularités administratives et financières, avec des conséquences potentiellement graves.

Pour autant, Badra Koné rejette toute idée d’inaction. Il affirme que la commune plaide pour une meilleure prise en charge des infrastructures situées à Matam et accompagne, dans la mesure de ses moyens, les initiatives locales en faveur de la jeunesse.Il assure également rester disponible pour collaborer avec les autorités compétentes, dans l’intérêt des populations.

« Être à Matam ne signifie pas être géré par la mairie »

Le président rappelle un principe clé : la localisation géographique d’une infrastructure ne détermine pas automatiquement son autorité de gestion.

À travers cette mise au point, les autorités communales entendent clarifier les responsabilités institutionnelles, tout en réaffirmant leur engagement à défendre les intérêts des citoyens dans le strict respect des lois de la République.

Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com