À seulement quelques mois de la tenue des élections communales et communautaires prévues cette année en Guinée, les premières vagues de soutien se dessinent déjà sur le terrain. Les ambitions s’affichent, les stratégies s’esquissent, et dans certaines communes, la ferveur populaire prend de court le calendrier politique.

Ce jeudi 26 février 2026, la commune de Matam a été le théâtre d’une manifestation spontanée initiée par des jeunes et des femmes en faveur de Badra Koné. Le rassemblement s’est tenu dès les premières heures de la matinée au grand carrefour Constantin, point névralgique menant vers le poumon économique du pays : le marché Madina, centre névralgique du commerce national. Mobilisés en grand nombre, ces jeunes, convaincus des réalisations accomplies et des perspectives de développement engagées par le jeune leader, actuellement président de la délégation spéciale de la commune, ont brandi pancartes et messages de soutien.
Pour eux, le bilan parle de lui-même : initiatives d’assainissement, efforts de modernisation administrative, dialogue communautaire renforcé et projets structurants en cours constituent, selon les manifestants, des preuves tangibles d’un leadership à consolider.Durant plusieurs heures, les intervenants se sont relayés pour expliquer, arguments à l’appui, les raisons de leur choix. Femmes commerçantes, étudiants, responsables associatifs et jeunes entrepreneurs ont exprimé leur volonté de voir la continuité s’installer à la tête de la commune. Dans leurs discours, un même mot revenait : confiance. Confiance en une vision qu’ils jugent pragmatique, proche des réalités sociales et attentive aux préoccupations locales.
Cette démonstration de soutien, bien qu’informelle, révèle déjà l’intensité que pourrait prendre la campagne électorale à venir. À Matam, comme ailleurs en Guinée, la bataille pour les communes semble se jouer autant sur le terrain des réalisations que sur celui de la mobilisation citoyenne.

À travers cette mobilisation matinale, la jeunesse et les femmes de Matam ont envoyé un signal politique clair : l’heure est à l’engagement et au choix assumé. Si les urnes demeurent les seules juges légitimes, la rue, elle, commence déjà à parler. Et à quelques mois des élections, chaque voix qui s’élève dessine peu à peu les contours du scrutin à venir.
Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com