Dans l’émission ‘’Entretien’’ animée ce jeudi 22 janvier 2026 par Ibrahima Sory Conté et N’Faly Guilavogui sur Kaback TV, Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), a exprimé son mécontentement face à ce qu’il considère comme un manque de reconnaissance des journalistes envers son institution.
Selon l’ancien journaliste et ancien ministre de la Communication, la HAC joue un rôle actif dans la protection et la résolution des problèmes rencontrés par les professionnels des médias, mais ces actions sont rarement reconnues publiquement. Il a illustré ses propos par des exemples récents.
« Un journaliste a été arrêté à Coyah après être allé dans une zone interdite lors d’un éboulement à Manéyah. Alerté vers 22h, j’ai immédiatement contacté le directeur de la DIRPA, Toumani, qui a travaillé jusqu’à 1h du matin pour négocier la libération de ce journaliste », a-t-il raconté. La procédure a abouti à 6h du matin grâce à la collaboration du commandant de la gendarmerie et du procureur, mais le journaliste a attribué sa libération au syndicat, minimisant l’intervention de la HAC, a déploré le très respecté journaliste
Le président de la HAC a également évoqué un autre incident où un journaliste, accusé de diffamation, a été placé à la DPJ.
« Je suis allé moi-même le sortir de l’endroit où il avait passé la nuit avec des malfrats, et je l’ai accompagné dans le bureau du directeur de la DPJ jusqu’à sa libération. Pourtant, dans la journée, on apprend qu’un ministre serait venu le sauver », a-t-il dénoncé.
Pour Boubacar Yacine Diallo, ces situations renforcent l’impression que la HAC est perçue comme une institution répressive, alors qu’elle se consacre à protéger les journalistes et à faciliter leur travail.
Le président de la HAC appelle ainsi à plus d’honnêteté et de transparence de la part des journalistes dans la reconnaissance de l’aide qui leur est apportée. Il insiste sur le rôle de son institution comme acteur de soutien et de médiation dans le secteur des médias, un rôle souvent méconnu et sous-estimé par ceux mêmes qu’elle protège.
Par Rama fils, pour lerenfleur224.com