Un drame familial d’une rare violence a secoué la commune rurale de Koumana, située à environ 20 kilomètres du centre urbain de Kouroussa, ce mardi 20 janvier 2026. Un homme, identifié sous le nom de Mamoudou Condé, a ouvert le feu sur sa femme avant de retourner l’arme contre lui.
Selon les témoignages recueillis, Mamoudou Condé aurait utilisé un pistolet de fabrication locale pour tirer à bout portant sur son épouse. Grièvement blessée, la victime a d’abord été admise en urgence à l’hôpital préfectoral de Kouroussa, avant d’être évacuée vers Kankan pour des soins spécialisés. L’assaillant, quant à lui, a succombé à ses blessures sur les lieux du drame.
Au sein de la famille du défunt, c’est la consternation. Un doyen de la famille, encore sous le choc, relate les circonstances de la tragédie
« Ce matin, à l’aube, nous sommes tous sortis de la mosquée ensemble. Je suis rentré dans ma chambre et, le temps de brancher mon téléphone, j’ai entendu un coup de feu. Je suis ressorti pour lui demander ce qui se passait. Il m’a répondu que son arme s’était déclenchée par accident et que personne n’était touché. Je suis retourné me coucher, mais peu après, un second coup de feu a retenti. »
Le témoin poursuit, la voix lourde
« En ressortant, je l’ai trouvé allongé dans sa chambre, baignant dans son sang. C’est à ce moment que je suis allé alerter le commandant de la gendarmerie. Il n’y avait aucun antécédent visible entre lui et sa femme. Hier soir encore, ils plaisantaient ensemble. »
Joint par téléphone, le directeur préfectoral de la santé de Kouroussa, Lanciné Kourouma, a apporté des précisions sur l’état de la victime
« Nous avons effectivement reçu la dame dans un état critique. Compte tenu de la gravité de ses blessures, nous avons jugé nécessaire de l’évacuer vers Kankan, car notre plateau technique ne permettait pas une prise en charge adéquate sur place. »
Pour l’heure, les motivations réelles de cet acte tragique restent inconnues. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité afin de faire toute la lumière sur ce drame qui endeuille la localité de Koumana.
De Kouroussa, Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com