Projet de réhabilitation de la Grande Mosquée de Touba : les initiateurs annoncent la date de la pose de la première pierre

Après une première importante transformation de la Grande Mosquée de Touba en 1987, rendue nécessaire par la vétusté de l’édifice, l’association Diakspora porte aujourd’hui un nouveau projet de réhabilitation de ce patrimoine religieux et historique.

 

 

À l’occasion d’un point de presse tenu ce dimanche 18 janvier 2026 à Conakry, les initiateurs ont présenté les tenants et aboutissants de cette initiative, tout en annonçant la date de la cérémonie de pose de la première pierre.

Chef de projet de l’association Diakspora, Moustapha Diaby est revenu sur l’ampleur et les motivations du projet.

« Nous sommes fiers d’être ici aujourd’hui à Conakry pour parler de la réhabilitation de la Grande Mosquée de Karamokhoba à Touba. Le 14 juin 2025, la communauté diakanké a réalisé une mobilisation extraordinaire en réunissant la somme d’un million d’euros. C’est quelque chose que nous n’imaginions pas. Cette collecte a été possible grâce à la solidarité de toute la communauté diakanké, mais aussi d’autres communautés : Peuls, Soussous, et bien d’autres ethnies de Guinée et de la diaspora, y compris des personnes non musulmanes », a-t-il expliqué.

Selon lui, le coût global du projet est estimé à 1,5 million d’euros pour une réhabilitation complète de la mosquée, dont l’âge dépasse les 200 ans.

 

 

« La mosquée a connu plusieurs évolutions au fil du temps. La dernière réhabilitation remonte à 1995, soit il y a plus de 30 ans. Il était donc impératif d’intervenir à nouveau. Actuellement, sa capacité est d’environ 600 fidèles. Nous souhaitons l’agrandir, ajouter un étage supplémentaire et y intégrer une bibliothèque », a précisé Moustapha Diaby.

La Grande Mosquée de Touba a été construite en 1822 par le grand érudit Hadji Salim Diaby, plus connu sous le nom de Karamokhoba. Prenant la parole à son tour, Baba Guirassy, président de la Fédération Diakspora, s’est réjoui de l’initiative et est revenu sur l’historique et la portée nationale de cet édifice.

« C’est un patrimoine qui concerne l’ensemble de la nation guinéenne. Aujourd’hui, il nous reste environ 400 000 euros à mobiliser, que ce soit sur le plan financier, logistique ou matériel. Le projet est estimé à 1,5 million d’euros et près d’un million a déjà été collecté », a-t-il indiqué.

Il a également expliqué l’origine du projet :

« L’idée est née suite à une recommandation du Khalife, relayée par un ancien notable, père de notre chef de projet. Un expert a ensuite été dépêché sur place et a confirmé que la mosquée ne répondait plus aux normes et nécessitait une rénovation complète. Initialement, il était question d’une simple rénovation, mais face à l’élan populaire, à l’émotion et à la confiance accordée aux jeunes porteurs du projet, nous avons opté pour une réhabilitation totale », a-t-il ajouté.

À noter que la cérémonie de pose de la première pierre est prévue le 25 janvier 2026 à Touba.

 

Par Ousmane Baldé,  pour Lerenifleur224.com