À l’approche du Ramadan : l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée réclame une baisse des prix des denrées essentielles

À l’approche du mois saint de Ramadan, l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée (UDCG) monte au créneau. Par la voix de son président, M’Bany Sidibé, l’organisation a interpellé ce samedi 17 janvier 2026, les autorités du ministère du Commerce sur la nécessité urgente de réduire les prix des denrées de première nécessité, conformément aux engagements déjà pris par les acteurs concernés.

Dans une déclaration rendue publique ce samedi, M’Bany Sidibé a rappelé l’existence d’un protocole d’accord signé entre le ministère du Commerce, la Chambre nationale du commerce, de l’artisanat et de l’industrie de Guinée, ainsi que la Direction générale des douanes. Cet accord prévoit des mesures destinées à stabiliser, voire à diminuer, les prix des produits de grande consommation, notamment en période de forte demande comme le Ramadan.

« Les consommateurs guinéens ne doivent pas continuer à subir des hausses injustifiées des prix, surtout durant un mois de solidarité et de partage », a insisté le président de l’UDCG. Selon lui, la cherté de la vie pèse lourdement sur les ménages, en particulier les plus vulnérables, pour qui l’accès au riz, au sucre, à l’huile ou encore à la farine devient de plus en plus difficile.

L’Union pour la défense des consommateurs de Guinée appelle ainsi le ministère du Commerce à faire respecter strictement les termes du protocole d’accord, à renforcer les contrôles sur les marchés et à sanctionner les commerçants véreux qui spéculent sur les prix. Elle exhorte également les services des douanes à jouer pleinement leur rôle afin de faciliter l’importation des produits essentiels et de réduire les coûts additionnels qui se répercutent sur le consommateur final.

À quelques semaines du début du Ramadan, l’appel de l’UDCG sonne comme un avertissement et un rappel à l’ordre. Pour M’Bany Sidibé et son organisation, la baisse effective des prix des denrées de première nécessité n’est pas seulement une promesse administrative, mais une exigence sociale. Reste désormais à savoir si les autorités compétentes traduiront cet engagement en actes concrets pour soulager les consommateurs guinéens durant cette période cruciale.

 

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com