Embouteillages monstres sur l’autoroute Fidel Castro à la veille de l’investiture présidentielle

À quelques heures de l’investiture du président Mamadi Doumbouya, prévue au stade Général Lansana Conté de Nongo, la circulation dans la capitale guinéenne a été fortement perturbée. Dans la soirée de ce vendredi 16 janvier 2026, un embouteillage monstre a paralysé l’autoroute Fidel Castro, rendant les déplacements particulièrement difficiles pour les citoyens. Selon le constat de notre reporter, de l’axe Matoto, en passant par la Tannerie jusqu’au carrefour du camp Alpha Yaya Diallo, situé dans la commune de Gbessia, un important bouchon a été observé sur toute la longueur de l’axe. De nombreux usagers des transports en commun ont été contraints de poursuivre leur trajet à pied pour rejoindre leur destination.

 

 

Au niveau du secteur de l’Aviation jusqu’au pont de l’aéroport, une forte présence des forces de sécurité, notamment la police et les éléments des forces spéciales, a été constatée. Ces derniers étaient déployés sur le pont menant à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré.

Selon les informations recueillies sur place, cet embouteillage serait dû au blocage de la route menant à l’aéroport par les forces de sécurité, en raison de l’arrivée des invités de marque chefs d’État et délégations venus assister à la cérémonie d’investiture du président Mamadi Doumbouya.

« Nous avons marché de la Base militaire jusqu’ici à Gbessia, alors que je dois me rendre à Kénien. Franchement, nous avons beaucoup souffert aujourd’hui, mais nous n’avons pas le choix. Il faut marcher pour arriver à destination, car il n’y a pas de passage. Les motards nous proposent des prix exorbitants », a déploré une citoyenne ayant requis l’anonymat.

Les axes secondaires menant vers l’autoroute de Kénien n’ont pas été épargnés. Les véhicules empruntant ces itinéraires se sont également retrouvés bloqués au carrefour Concasseur Rails.

 

« Nous sommes dans cet embouteillage depuis plus de 30 minutes. Ça ne bouge pas du tout, c’est vraiment fatigant et épuisant », a confié un chauffeur de taxi.

 

Un motard, tout en souriant, a pour sa part déclaré : « Ici, ce n’est rien. À Kaloum, c’est pire. Le bouchon est énorme. Je reviens de là-bas, aujourd’hui c’est comme ça partout », a-t-il regretté.

 

Par Bountou Sylla, pour lerenifleur224.com