Retour sur l’incendie de la plage de Rogbané : “On ne peut pas estimer tout ce qu’on a investi ici…” (Victime)
Un incendie d’origine encore inconnue a coûté la vie à une personne à la plage de Rogbané, située à Taouyah dans la commune de Ratoma. Le drame s’est produit aux premières heures de la matinée, précisément aux environs de 5h15, selon les premières informations recueillies sur place.

Aussitôt informé, le président de la délégation spéciale de la commune de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, s’est rendu sur les lieux du sinistre accompagné d’une délégation de la Direction nationale du tourisme et de l’artisanat, ainsi que des forces de défense et de sécurité. Après avoir visité les lieux, le PDS de Ratoma a livré des explications sur les circonstances dans lesquelles il a été informé de la situation.
Selon Ahmed Sékou Traoré, l’incendie a été particulièrement grave, entraînant une perte en vie humaine et d’importants dégâts matériels.

« Nous venons de constater qu’il y a eu un incendie assez grave parce qu’il y a eu une perte en vie humaine, une personne. Nous déplorons ce qui est arrivé, mais vous comprendrez que c’est lié à une mauvaise organisation », a-t-il déclaré.

Face à la gravité des faits, une enquête a immédiatement été ouverte avec les services compétents afin de déterminer l’origine exacte du sinistre. « Nous avons déjà, avec les services compétents, lancé l’enquête avec les services de recherche pour que nous sachions effectivement l’origine de ce problème », a précisé le PDS, soulignant que les personnes présentes sur le site étaient encore sous le choc et incapables de s’exprimer clairement.
Le feu a principalement touché des « baraques de », des hangars installés sur la plage, où se trouvaient divers matériels. Les pertes matérielles sont jugées importantes. Toutefois, les autorités assurent que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour aller en profondeur et comprendre ce qui s’est réellement passé. Les services du tourisme, de la police et de la gendarmerie sont mobilisés pour mener les investigations.
Dans l’urgence, la priorité a été de contenir et circonscrire le feu afin d’éviter qu’il ne se propage à d’autres bâtiments environnants, notamment une cour voisine de la plage qui a également été touchée.
« Il fallait d’abord cadrer et contenir le feu pour éviter que d’autres bâtiments soient touchés », a insisté Ahmed Sékou Traoré.
Par ailleurs, la fermeture hermétique de la plage a été décidée afin de permettre aux enquêteurs de travailler dans les normes et d’éviter toute nouvelle installation ou activité sur les lieux. Le PDS de Ratoma a appelé à la retenue face aux suspicions, invitant chacun à laisser les services compétents déterminer la source réelle de l’incendie.
Visiblement très affecté, Ahmed Sékou Traoré a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de la victime et exprimé sa profonde douleur face à la perte d’un citoyen. Il a également indiqué que, sous instruction du procureur, le corps a été transporté à l’hôpital afin de faire la lumière sur les causes exactes du décès, tout en confirmant que la victime est décédée à la suite de l’incendie.
Sur place, l’émotion était également vive chez les occupants des stands ravagés par les flammes. En larmes, Marie-Louise Touré, connue sous le nom de Poupina, a confié avoir appris la nouvelle le matin même. Absente la veille, contrairement à ses habitudes, elle a été alertée par de nombreux appels l’invitant à se rendre d’urgence à la plage.

« Quand je suis arrivée, je n’ai absolument plus rien trouvé sur notre stand. On a tout perdu », a-t-elle déclaré, expliquant que le feu aurait commencé à l’entrée avant de progresser jusqu’à leur installation. Ne sachant toujours pas l’origine du sinistre, elle dit chercher à comprendre ce qui s’est réellement passé et appelle simplement à ce que justice soit faite.
Selon elle, les pertes ne se limitent pas au matériel.

« On ne peut pas estimer tout ce qu’on a investi ici en temps, en argent et en énergie. Ce lieu mettait à l’abri beaucoup de jeunes qui travaillaient ici. Ce n’est pas que du matériel, c’est beaucoup d’autres choses », a-t-elle conclu, visiblement bouleversée par l’ampleur du drame.
Par Mimi Bangoura, pour Lerenifleur224.com