Contentieux électoral : pourquoi Yéro Baldé, candidat du FRONDEG, a-t-il renoncé à saisir la Cour suprême ? (Les raisons)
Le candidat du parti FRONDEG à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, Yero Baldé, a annoncé son désistement du recours qu’il avait introduit devant la Cour suprême pour contester les résultats provisoires du scrutin. Dans une correspondance adressée au Premier Président de la haute juridiction, l’homme politique invoque des « circonstances regrettables » ayant entaché la procédure de dépôt de son recours.
Selon la lettre, déposée le 2 janvier 2026, les conseils du candidat auraient rencontré des difficultés d’accès au siège de la Cour suprême, malgré leur qualité d’avocats inscrits au Barreau de Guinée et la conformité du dossier présenté. Ce n’est qu’à la suite de l’intervention du Bâtonnier de l’Ordre des avocats que le dépôt aurait finalement pu être effectué, précise le document.
Estimant que ces conditions ne garantissaient pas, en l’état, les exigences d’un procès « juste et équitable », Yero Baldé affirme avoir pris une décision guidée par la préservation de la stabilité institutionnelle et le respect de l’État de droit. Il souligne son attachement au fonctionnement harmonieux de l’ordre constitutionnel et dit avoir privilégié « la retenue et l’apaisement » dans un contexte national sensible.
Ci-dessous la lettre de désistement du candidat du FRONDEG

Le candidat du FRONDEG tient toutefois à lever toute ambiguïté : ce désistement, écrit-il, ne saurait être interprété comme un aveu ni comme un renoncement à ses convictions politiques. Il s’agit, selon ses termes, d’une démarche responsable visant à préserver le climat institutionnel, tout en laissant la Cour suprême tirer « toutes les conséquences de droit » de cette décision.
Cette annonce intervient alors que le processus post-électoral demeure scruté par l’opinion publique. Elle relance le débat sur l’accès effectif à la justice électorale et sur les conditions de traitement des contentieux dans un contexte de fortes attentes démocratiques.
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com