Renforcement des capacités : des journalistes des médias publics et privés outillés sur les techniques de couverture électorale

À dix jours de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025, le ministère de l’Information et de la Communication, à travers le Centre de Formation et de Perfectionnement en Techniques de l’Information et de la Communication (CFPTIC), a organisé, depuis quelques jours, des sessions de formation à l’intention des journalistes sur la couverture d’une élection.

 

 

Du 18 au 19 décembre, des journalistes issus de différents médias du pays ont ainsi renforcé leurs capacités en techniques de couverture électorale. Selon Abdoulaye Djibril Diallo, directeur général du Centre de Formation et de Perfectionnement en Techniques de l’Information et de la Communication, le journaliste doit continuellement se remettre en question.

« Nous avons rencontré des journalistes venus des quatre coins de la République de Guinée, mais qui partagent tous la même volonté : renforcer leurs compétences. Nous ne cesserons de le dire, le journaliste doit se remettre en cause tous les jours, toutes les semaines, tous les mois. Le journaliste travaille avec l’actualité, avec l’environnement et le contexte. Aujourd’hui, le contexte est dominé par les élections. C’est pour cette raison que nous avons proposé et échangé autour de thématiques d’actualité », a-t-il souligné.

Il a ajouté

« Vous avez compris qu’avec le fact-checking, on peut traquer les fake news et empêcher les dérives communicationnelles susceptibles de porter atteinte à l’équilibre social et au vivre-ensemble. Vous avez compris qu’en luttant contre les discours de haine, on peut contribuer à la stabilité de notre nation. Vous avez compris qu’en maîtrisant les techniques d’animation d’émissions interactives, on peut éviter les invectives et la mise en scène de certaines réalités pouvant compromettre la stabilité sociale et la paix nationale. Vous avez également compris qu’avec la responsabilité sociale du journaliste, tout ne se dit pas. Le journaliste peut tout savoir, mais il choisit l’information qu’il assume et diffuse. Des exemples concrets des dérives de l’information sur la paix sociale et la vie nationale ont été présentés ici. J’ose croire qu’à l’issue de cette rencontre, la couverture médiatique se fera dans un esprit de professionnalisme. J’ose croire que vous serez des remparts de la République pour la libre circulation de l’information et une communication saine au service de la paix, dans le contexte actuel de l’évolution de notre pays. C’est aussi l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui nous ont accompagnés dans cette dynamique », a-t-il fait savoir.

De son côté, Pathé Diallo, administrateur général du site d’information planete7.info, s’est exprimé au nom des participants pour saluer cette initiative.

 

 

« Après ces deux jours de formation, nous sortons encore mieux outillés sur la couverture d’une élection en Guinée. En tant que journalistes, nous promettons d’appliquer à la lettre les leçons, conseils et recommandations issus de cette rencontre », a-t-il conclu.

 

 

À travers cette initiative, le ministère de l’Information et de la Communication réaffirme sa volonté de promouvoir un journalisme responsable, professionnel et engagé pour la paix sociale. À l’approche d’une échéance électorale majeure, cette formation apparaît comme un levier essentiel pour garantir une couverture médiatique équilibrée, crédible et respectueuse des principes éthiques, contribuant ainsi à la transparence du processus électoral et au renforcement de la démocratie en Guinée.

 

 

Par Ousmane Baldé,  pour lerenifleur224.com