Dans le cadre de sa mission de protection des intérêts des travailleurs, l’Union Générale des Travailleurs (UGT) a organisé ce jeudi 11 décembre 2025 son premier congrès électif. Cette rencontre a mobilisé les syndicalistes de la mouvance concrétiste ainsi que plusieurs responsables syndicaux venus de divers secteurs. Le thème retenu pour ce rendez-vous historique est : « Justice sociale : Révolution syndicale et Intégrité ».
Pour Lamine Camara, président élu de l’UGT, le moment est venu de renforcer la défense des droits des travailleurs.

« Vous l’avez constaté, le thème du congrès repose sur la révolution et l’intégrité. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Nous sommes là pour protéger les intérêts matériels et moraux des travailleurs de Guinée. Beaucoup de droits sont aujourd’hui confisqués ou méconnus. Nous travaillerons pour que ces droits soient connus, appliqués et, lorsqu’ils sont bafoués, rétablis. Nous mettrons également à votre disposition de nouveaux droits. L’essentiel pour nous est que les travailleurs se sentent à l’aise sur leurs lieux de travail. Pour cela, nous ne vous abandonnerons pas. Nous n’adhérerons jamais à une approche déséquilibrée. Ce qui nous intéresse, ce sont les faits », a-t-il déclaré.
De son côté, Makoura Onipogui, secrétaire générale de l’UGT, a salué la création de cette nouvelle centrale qui, selon elle, ouvre une nouvelle ère pour la défense des travailleurs.

« Aujourd’hui, nous marquons un tournant important dans l’histoire de notre mouvement syndical. Nous sommes réunis pour la première fois en congrès pour définir notre vision, nos objectifs et notre stratégie pour les années à venir. Je remercie les autorités et les fondateurs de notre centrale pour leur détermination à bâtir une organisation engagée pour les droits des travailleurs et la justice sociale », a-t-elle indiqué.
Participant à ce congrès, Salifou Camara, secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle de l’Éducation, a salué le courage des anciens syndicalistes.

« Vous venez de faire tomber les rideaux sur le monde syndical en Guinée. Là où la justice sociale manque, les travailleurs sont frustrés et désemparés. Beaucoup de syndicalistes sont aujourd’hui victimes d’injustices. Le syndicalisme que nous avons connu autrefois – de 1945 à 1980, ou encore avec feu Ibrahima Fofana et Rabiatou Serah Diallo – n’est plus le même : il est devenu une course aux intérêts personnels. Camarades du bureau exécutif de l’UGT, non seulement nous vous félicitons, mais vous ouvrez une bataille sans fin. Nous pouvons vous assurer de notre accompagnement », a-t-il conclu.

Ce premier congrès électif de l’UGT marque ainsi une étape déterminante dans la restructuration du mouvement syndical guinéen. En plaçant la justice sociale et l’intégrité au cœur de leurs engagements, les responsables de la centrale affichent une volonté claire de rompre avec les dérives passées et de redonner au syndicalisme sa vocation première : défendre, sans compromis, les droits et la dignité des travailleurs. Reste désormais à traduire ces engagements en actions concrètes pour répondre aux attentes d’une base syndicale en quête de renouveau.
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com