Assainissement de Conakry : le ministre Aboubacar Camara échange avec les autorités locales et appelle à une mobilisation générale

Dans le cadre de la mission visant à rendre la capitale plus propre, le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a rencontré ce mercredi 03 décembre les présidents des délégations spéciales, les chefs de quartiers, les chefs de secteurs de Conakry ainsi que plusieurs partenaires impliqués dans la gestion de l’assainissement. Ainsi que la présence des ministres secrétaire général à la présidence, de l’environnement, la gouverneure de la ville de Conakry et les représentants certains départements ministériels.

 

 

Lors de cette rencontre  le ministre est revenu sur la décision du Président de la République de regrouper les activités d’assainissement au sein du ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures. Une mesure qui, selon lui, vise à ” mutualiser les efforts et trouver une solution définitive à la question de l’insalubrité” avec l’appui des partenaires.

Aboubacar Camara explique que cette réunion fait suite à un audit exhaustif réalisé avec les chefs de quartiers, les délégations spéciales et les structures techniques

 

 

« Il était question de travailler avec les soldats de l’État, ceux qui représentent l’administration au plus près de la population. Nous avons mis en avant les efforts fournis par nos prédécesseurs, mais aussi rappelé que la situation ne va pas. »

Le ministre a dénoncé l’inaction de certains responsables locaux face aux comportements inciviques « Il est inadmissible qu’un chef de quartier ou de secteur voie des citoyens jeter des ordures sur les trottoirs et ne pas agir. »

Il a également évoqué les réformes en cours et les instructions fermes du Président de la République, qui exige des résultats dans un délai de trois mois :

« Nous multiplions les activités, les rencontres et les discussions pour obtenir des solutions concertées. Sans cela, il sera difficile de sortir de cette situation. »

Aboubacar Camara a insisté sur la responsabilité collective :

« Personne ne viendra assainir cette ville si ce n’est nous. Le premier levier, c’est la volonté. L’insalubrité apporte tous les maux. Nous voulons des solutions durables, pas des solutions à court terme. C’est pour le bonheur de nos enfants. »

Il réaffirme enfin l’engagement du gouvernement à trouver une solution

“Coûte que coûte “ pour mettre fin à l’insalubrité à Conakry.

Présent à la rencontre, Dr Mohamed Naby Cissé, président du conseil des quartiers de Dar-Es-Salam 2, a exprimé l’exaspération des citoyens face à la situation critique de la décharge. Selon lui, la capitale entière subit les conséquences de l’impossibilité d’accès des camions à la décharge

 

 

Il rappelle que depuis 2012, les autorités promettent la fermeture de ce site :

« À chaque fois, on nous dit que dans deux ans, on ferme. Mais rien n’est fait. Aujourd’hui, darsalam est fermé, non pas par l’État ou les citoyens, mais par les ordures elles-mêmes. »

Le responsable de quartier décrit une situation alarmante :

” Dar-Es-Salam, ce sont les fumées, les ordures, les odeurs. Nos citoyens vivent dedans. “

Il propose également de confier l’assainissement aux chefs de quartiers

 

 

« Ce sont eux qui sont en contact avec les citoyens. Si on leur donne cette responsabilité, Conakry sera propre. Mais si on reste dans les discours, rien ne changera. »

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com