Siguiri « Il m’a dit qu’il allait mettre fin à ma vie » : Le récit glaçant d’un père échappant à la m0rt.
C’est un acte criminel choquant qui s’est produit ce lundi 17 novembre 2025. Un jeune homme a tenté d’égorger son père biologique à l’aide d’un couteau tranchant, dans le quartier Concasseur, relevant de la sous-préfecture de Bouré Boukaria, préfecture de Siguiri.

Encore en vie, Baba Sidibé, la victime, est revenu sur les circonstances du drame, offrant un témoignage glaçant :
« Hier, c’est son grand frère qui est venu me voir. Il m’a dit qu’Abou avait mal passé la nuit, qu’il disait des paroles insensées et qu’il ne savait pas s’il était atteint de troubles mentaux. Il m’a dit de le laisser venir rester auprès de moi et qu’aujourd’hui, ils iraient au village pour évaluer son état. Ce matin, je lui ai acheté du riz, il a mangé. Dans la journée, vers 13h, je lui ai donné 10 000 [unités monétaires] pour qu’il aille boire du café. Il est revenu et m’a trouvé couché. Je lui ai demandé s’il avait bu du café, mais il avait déjà un couteau à la main. Il m’a dit qu’il allait mettre fin à ma vie aujourd’hui. Je lui ai dit : « Eh, Abou, qu’est-ce qui ne va pas ? » C’est ainsi qu’il s’est jeté sur moi. Si ce n’est pas à cause de ma maladie, trois hommes ne peuvent pas me faire tomber. C’est pourquoi il n’a pas pu m’égorger. J’ai réussi à appeler les gens. Quand ils sont arrivés, il les a menacés de les tuer s’ils entraient dans la maison. Entre-temps, il y a eu un seau d’eau qui s’est renversé. Je voulais sortir, j’ai glissé et je suis tombé. Il est venu se jeter sur moi pour m’égorger. C’est à ce moment que je lui ai donné un coup de pied. Les gens sont ensuite arrivés avec des cailloux ; ils voulaient même le tuer. Je n’ai pas d’antécédent avec lui, je me suis séparé de sa mère il y a longtemps. »
Bakary Camara, agent de santé (PEV) à l’hôpital de Boukaria, témoigne de la gravité des blessures
« Vers 14h, nous avons reçu un blessé égorgé. Le sang coulait énormément. Celui qui l’a accompagné était lui aussi couvert de sang. Nous avons pris le patient, son cou était couvert de plusieurs pagnes. Quand nous les avons enlevés, nous avons vu qu’il était égorgé. Heureusement, son œsophage n’était pas atteint. Lorsque nous avons demandé ce qui lui était arrivé, on nous a dit que c’était son fils qui l’avait agressé. Celui qui l’a accompagné ne le connaissait même pas. J’ai appelé la gendarmerie. Le commissaire s’est rendu sur le terrain, où il a constaté que les gens voulaient tuer le jeune. Il est intervenu et a conduit le jeune au commissariat. Le patient doit être évacué à Siguiri parce qu’il a perdu beaucoup de sang », a-t-il déclaré.
Le jeune agresseur a été mis en sécurité au commissariat après l’intervention rapide de la gendarmerie. La victime, grièvement blessée, doit être transférée d’urgence à Siguiri pour une prise en charge médicale plus appropriée.
Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com