La Cité des arts de Ratoma forme seize jeunes talents à la musique assistée par ordinateur

La Cité des sciences de Ratoma a accueilli, ce jeudi 30 octobre 2025, la cérémonie de remise des satisfécits de la formation en Musique assistée par ordinateur (MAO), axée sur le mixage et le mastering. En présence du ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, seize jeunes talents guinéens ont célébré la fin d’un apprentissage intensif, organisé dans le cadre du programme « Les Rues du Sud ».

 

 

Deux d’entre eux auront la chance d’effectuer un stage de perfectionnement à Marseille en mars 2026.

Selon Moussa M’baye, administrateur de la Cité des arts, cette initiative s’inscrit pleinement dans la mission de l’institution, qui vise à renforcer les compétences techniques des acteurs culturels guinéens

 

 

« Cette formation vise à aider les ingénieurs du son, techniciens de studio et beatmakers à mieux maîtriser le processus de création musicale, depuis le mixage jusqu’au mastering. Il s’agit d’équilibrer les sons, de décider des arrangements, et enfin de produire un rendu de qualité professionnelle, conforme aux standards des plateformes de diffusion. »

La session, d’une durée d’une semaine, a réuni seize participants, dont deux en auditeurs libres. Pour M’baye, l’objectif dépasse la simple transmission de savoirs

« Ce que nous voulons, c’est que ces jeunes puissent vivre de leur métier, créer de la richesse et contribuer à l’économie culturelle du pays. Il faut que les artistes et techniciens guinéens soient capables de subvenir à leurs besoins et d’en employer d’autres. »

Parmi les bénéficiaires, Ansoumane Traoré s’est dit reconnaissant de cette opportunité :

« Il y avait des lacunes dans certaines choses. Cette formation va beaucoup m’aider, surtout sur le plan professionnel et lucratif. »

Le formateur principal, Alain Touchat, alias Alan, ingénieur du son, artiste, compositeur et sound designer, a lui aussi salué la motivation des participants

 

 

« La musique d’aujourd’hui se crée majoritairement sur ordinateur. Mon rôle était de renforcer les capacités techniques des jeunes compositeurs guinéens. C’était une semaine intense, riche en émotions et en échanges. Les stagiaires étaient passionnés, curieux et désireux d’apprendre. Pour moi, c’est un pari gagné. »

Il a également souligné la qualité de la collaboration avec la Cité des arts, qu’il considère comme un partenaire essentiel pour la professionnalisation du secteur musical en Guinée.

Prenant la parole, Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture et de l’Artisanat, a félicité les lauréats et réaffirmé l’engagement de son département en faveur des métiers créatifs

 

 

« L’État a compris très tôt que la culture représente une véritable opportunité de création d’emplois et de richesses pour les jeunes. C’est pourquoi nous avons mis en place une direction consacrée au développement et à la structuration des industries culturelles et créatives. »

Le ministre a par ailleurs promis un accompagnement concret :

« Nous donnerons des instructions afin que le FODAC et la direction des industries culturelles travaillent avec la Cité des arts pour établir un programme pérenne. Le ministère n’a pas vocation à enseigner, mais à structurer et à fournir le contenu adapté aux besoins du marché. »

 

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont Mme Aminata Kouyaté, directrice nationale de l’emploi et de l’auto-emploi au ministère de la Jeunesse, Malick Kébé du Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC), et Lucie Touya, directrice du Centre culturel franco-guinéen (CCFG).

 

 

Tous ont salué cette initiative et exprimé leur volonté d’appuyer la Cité des arts pour qu’un plus grand nombre de jeunes Guinéens puisse accéder à des formations similaires.

 

 

Cette formation en MAO marque une nouvelle étape dans la professionnalisation du secteur musical guinéen. En offrant aux jeunes des outils techniques et artistiques de haut niveau, la Cité des arts et ses partenaires contribuent à faire émerger une génération d’acteurs culturels autonomes, compétents et fiers de porter la créativité guinéenne sur la scène internationale.

 

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com