Les réactions se multiplient après l’annonce du montant exigé pour la candidature à la prochaine élection présidentielle en Guinée. Fixé à 900 millions de francs guinéens par la Direction Générale des Élections (DGE), ce montant suscite déjà de vives controverses au sein de la classe politique. Si certains estiment qu’il s’agit d’une somme justifiée, d’autres la jugent excessive et discriminatoire.
Interrogé ce mercredi 22 octobre par notre rédaction, Alpha Sarr Maya Touré, porte-parole de l’Union Démocratique de Guinée (UDG) de Mamadou Sylla, a exprimé ses réserves face à cette décision.
« Ce que je vais dire ne concerne que moi, je ne parle pas au nom du parti. Personnellement, je ne suis pas satisfait de cette annonce. C’est une somme faramineuse qui ne valorise pas réellement une élection. Si nous voulons accompagner le développement du pays, il faut encourager la participation de tous. Mais lorsqu’on met en avant l’argent, cela ouvre forcément la voie à la corruption », a-t-il déclaré.
Concernant une éventuelle participation du parti UDG au scrutin, le porte-parole reste prudent et préfère ne pas se prononcer pour l’instant.
« Le président du parti a l’âge de maman du Sénat, c’est un homme réfléchi et très conscient. Je pense qu’au moment venu, nous prendrons la bonne décision. Pour l’instant, je préfère me réserver », a-t-il ajouté.
La décision de la DGE continue donc d’alimenter le débat. Pour certains observateurs, elle permettrait de responsabiliser les candidats et de renforcer la crédibilité du processus électoral. D’autres, en revanche, y voient une mesure sélective risquant de limiter la compétition politique et d’écarter de nombreux acteurs faute de moyens financiers.
Reste à savoir si les prétendants à la magistrature suprême maintiendront leur engagement malgré un coût jugé trop élevé.
Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com