Affaire d’escroquerie : Sékou Kaba, beau-fils d’un leader politique, poursuivi par Kadiatou Biro Diallo devant le tribunal de Kaloum
Dans une affaire présumée d’abus de confiance et d’escroquerie, Kadiatou Biro Diallo, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale Elhadj Boubacar Biro Diallo, a porté plainte contre Sékou Kaba, beau-fils de Dr Ousmane Kaba, fondateur de l’Université Kofi Annan de Guinée. Le dossier est actuellement pendant devant le tribunal correctionnel de Kaloum.
Selon Me Alpha Yaya Dramé, l’un des avocats de la plaignante, les faits remontent à une opération commerciale dans laquelle Mme Diallo aurait remis une importante somme d’argent à M. Kaba, établi en Chine, pour l’achat de marchandises.
« C’est une dame simple, une commerçante. Elle a confié son argent à un compatriote guinéen évoluant en Chine pour lui acheter de la marchandise. Cette marchandise n’a jamais été achetée, et l’argent n’a jamais été restitué », a déclaré l’avocat.
Toujours selon Me Dramé, la famille de l’accusé avait initialement demandé à la plaignante de temporiser afin de permettre des négociations.
« Nous ne voulions pas, mais elle a accepté dans l’espoir d’être remboursée. Malheureusement, c’était pour gagner du temps », affirme-t-il.
Face à l’absence de règlement à l’amiable, une plainte pénale a été déposée, conduisant au renvoi de Sékou Kaba devant le tribunal correctionnel. L’avocat souligne également que le passeport de M. Kaba avait été confisqué à un moment donné, sans que l’on sache comment il a pu quitter le territoire.
« Il aurait dû attendre l’issue de la procédure en cours », s’insurge-t-il.
L’audience prévue récemment a été reportée, en raison de l’absence du prévenu et de retards dus aux troubles enregistrés sur l’autoroute. Le montant du préjudice est estimé à plus d’un milliard de francs guinéens, correspondant à la somme initialement versée. Toutefois, si l’on prend en compte les pertes économiques liées à l’activité de Mme Diallo, le préjudice total dépasserait les quatre milliards de francs guinéens.
Me Dramé reste confiant quant au dénouement judiciaire
« Une procédure, c’est comme une femme enceinte. Elle peut durer, mais elle finira par accoucher. Peu importe les pressions ou considérations extérieures, cette affaire sera jugée. »
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com