Élections 2025 : Ousmane Dadis Camara appelle à un contrôle plus strict des candidatures « s’ils ne s’engagent pas, s’ils ne payent pas, qu’ils soient sanctionnés. »
Élections 2025 : Ousmane Dadis Camara appelle à un contrôle plus strict des candidatures » « s’ils ne s’engagent pas, s’ils ne payent pas, qu’ils soient sanctionnés
La Direction générale des élections (DGE) a annoncé jeudi 9 octobre que 66 personnes ont déposé sous serment leur intention de briguer la présidence de la République, dont 50 représentantes de partis politiques et 16 candidats indépendants. Cette annonce suscite déjà des réactions politiques : le Forum Ensemble Pour la Guinée (EPG) a appelé, vendredi 10 octobre, à des mesures contre ce qu’il qualifie de « candidatures de complaisance ».
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi, le Coordinateur général de l’EPG et président du parti RGT, Ousmane Dadis Camara, s’est adressé
« au peuple de Guinée, mais aussi à nos frères collègues politiques, et à la Direction générale des élections ». Il a exprimé ses doutes quant à la sincérité de nombreuses déclarations sur l’honneur figurant sur la liste publiée par la DGE.
« Pour ceux qui sont allés présenter leurs candidatures, on a dit sur honneur, mais nous nous demandons à la DG de ne pas se limiter sur honneur, parce que la liste que nous avons vue hier, tous semble voir qu’il y a des gens qui, certainement, la définition de l’honneur, ils ne maîtrisent pas », a-t-il déclaré.
Dadis Camara a ensuite plaidé pour des sanctions à l’encontre des candidats qui, selon lui, se contenteraient de s’inscrire « uniquement pour appartenir à des commissions » ou pour d’autres motivations non sérieuses.
« S’il y a des sanctions pour ceux qui viennent participer uniquement pour appartenir à des commissions qu’ils soient sanctionnées, parce que l’honneur pour eux, c’est du papier toilette », a-t-il lancé. Il a demandé que soient pénalisés « tous ceux qui ne vont pas être candidats » et qui ne respecteraient pas, selon lui, les engagements financiers ou procéduraux liés au dépôt de candidature :
« s’ils ne s’engagent pas, s’ils ne payent pas, qu’ils soient sanctionnés. Il faut les taper très dur, parce que nous sommes dans une République. »
Les propos de Dadis Camara posent la question de l’encadrement légal et administratif des candidatures : quelle marge de manœuvre la DGE possède-t-elle pour vérifier la sincérité d’une déclaration sur l’honneur et pour infliger des sanctions ? La DGE, qui a rendu publique la liste des 66 déclarants, n’a pas, au moment de la conférence, communiqué de réponse publique aux demandes de l’EPG.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com