Présidentielle du 28 décembre : Gabriel Haba salue une avancée vers le retour à l’ordre constitutionnel
C’est désormais officiel : les Guinéens sont appelés aux urnes le 28 décembre prochain pour élire leur président. Ce scrutin, qui marque une étape majeure dans la sortie de la transition, permettra d’élire le futur chef de l’État pour un mandat de 7 ans, renouvelable une seule fois.
Interrogé à ce sujet, Ange Gabriel Haba, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), s’est exprimé sur cette décision du chef de l’État, qu’il considère comme une volonté affirmée de clore la période transitoire.
« Nous considérons cela comme une avancée dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel. Cela nous donne l’impression que le CNRD a osé, ou a mesuré sa capacité réelle à organiser des élections présidentielles. Le référendum était un test qui a peut-être permis de comprendre s’ils sont en mesure d’organiser des élections transparentes, sans conflit, et qui répondent aux aspirations du peuple de Guinée. »
Concernant la participation des grandes figures politiques, telles que celles de l’UFDG ou de l’UFR, Ange Gabriel Haba invite à éviter toute forme de stigmatisation.
« Je pense que les leaders politiques qui ne sont pas en Guinée ont le droit de se présenter, au même titre que ceux qui sont présents sur le territoire. Il ne faut pas dire que certains sont de « vrais » leaders et d’autres non. C’est l’électorat qui définira la grandeur de chaque parti. Je veux que l’on arrête de penser que si Cellou Dalein ne se présente pas, alors il n’y a pas d’élection. Il est un leader comme les jeunes leaders actuels du pays, qui ont eux aussi un parcours respectable. »
Enfin, le président du CNOSCG a lancé un appel aux autorités afin qu’elles accompagnent tous les acteurs du processus électoral, notamment ceux chargés de l’observation.
« Il est important que tous les éléments soient réunis pour garantir la transparence, l’objectivité et le respect des droits de tous les acteurs impliqués. J’invite aussi les autorités à accompagner la société civile pour renforcer la dynamique actuelle. L’observation du processus doit être une garantie supplémentaire de la crédibilité du scrutin. Certains acteurs n’ont pas vocation à se présenter à l’élection, mais jouent un rôle clé dans le respect des principes démocratiques. »
À noter que cette élection présidentielle est une étape cruciale vers le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, après plusieurs mois de transition.
Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com